18 juin 2008

Caviar d’aubergines léger à la ricotta et au cumin

La semaine dernière, Jean-Luc Petitrenaud était invité, avec sa fille, dans une émission de Mireille Dumas. Plusieurs personnes m’ont parlé avec enthousiasme de sa prestation, si bien que j’ai essayé d’en retrouver les extraits, hélas sans succès. C’est dommage, car j’ai toujours adoré les “escapades gourmandes” de ce chroniqueur hors normes. Origines bigourdanes obligent, je me souviens particulièrement d’un voyage pyrénéen durant lequel il dégustait, avec une joie débordante, des œufs à la ventrèche préparés à la cheminée dans une auberge du col de Hautacam. Un peu plus tôt, il avait rencontré le chef du restaurant “Le Viscos”, à Saint-Savin.

Pourquoi ces exemples ? Parce qu’ils représentent exactement la cuisine telle que je la conçois : joyeuse, curieuse, éclectique, un peu dingo sur les bords et, surtout, jamais pontifiante. Les véritables gourmands, ceux qui aiment le plaisir et non le décorum, savent bien que loin de s’opposer, toutes les cuisines peuvent (doivent ?) se nourrir les unes des autres. Cuisine étoilée et cuisine des familles. Restaurant de palace et brasserie populaire. Ris de veau truffé et pied de porc pané. Pastilla et pizza. C’est la “connaissance jubilatoire” dont parle si bien Thierry Fabre, le “gai savoir” qui doit être raisonné mais qui s’accommode terriblement mal de fermeture et de certitudes (sauf une, bien entendu : les asperges et les épinards en conserve devraient être interdits par la loi et passibles de prison ferme, tout comme le fard à paupières mauve et les pantacourts, ne plaisantons pas avec ces choses-là).

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17 juin 2008

Huile aromatisée “minute” aux huiles essentielles de basilic et de citron

Il y a trois ou quatre ans, le bio, ça me faisait doucement rigoler. Je considérais les acharnés du “100 % naturel” comme des nostalgiques de Woodstock à raie au milieu, peu portés sur l’épilation des aisselles et politiquement opposés à l’utilisation de déodorant. Un peu des mormons version sarouel-patchouli, quoi.

Je vous autorise à me jeter des cailloux.

Ou à reconnaître que quand même, des fois, j’avais un peu raison.

Puis les magasins bios ont explosé ; leurs rayons se sont enrichis de centaines de produits et de gammes inconnus jusqu’alors ; l’über-lookée Gwyneth Paltrow s’est mise à se nourrir exclusivement de graines germées et a appelé ses enfants Quinoa Paltrow et Chou-de-Bruxelles Paltrow (ou un truc comme ça en tout cas) ; j’ai découvert et adoré le blog de Clea, qui détient l’immense mérite de faire découvrir une cuisine différente sans jamais se comporter en donneuse de leçons. Sans doute suis-je également devenue moins bête : je honnis les œillères en cuisine, il fallait bien que je me débarrasse des miennes. J’ai donc commencé, timidement, à arpenter les rayons des magasins spécialisés de ma région et à remplir mon chariot d’ingrédients plus bizarres les uns que les autres.

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12 juin 2008

Gâteau moelleux à la rhubarbe et aux fruits rouges

Finale de la Nouvelle Star, 11 juin 2008.

• Brad est déçu. Après Lio en décolleté plongeant, Lio en soutif et Lio en guêpière sans rien en bas, il espérait que celle-ci viendrait à découvert pour la finale. Loupé. Y’a un bustier.

• Lio dit à Benjamin : “la soul, c’est avoir de l’âme”. Philippe Manoeuvre, séduit par l’intelligence de la formule, affirme un peu plus tard à propos d’Amandine : “elle a mis sa soul, elle a mis son âme”. C’est sympa, aussi, la nouvelle mission “Service Public Langues Vivantes” de M6.

• Pendant le premier duo, Amandine s’allonge par terre et fait des ciseaux avec ses jambes. Ça m’énerve, ces gens obsédés par l’aérobic et par leur apparence physique ! Heureusement, dans les blogs de cuisine, on apporte un peu de profondeur et d’épaisseur au quotidien.

• Quand j’entends Amandine chanter Aretha Franklin, je me dis que le rhythm and blues, c’est avoir du rythme. Et du blues.

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9 juin 2008

Yaourts maison au sirop d’agave et à l’huile essentielle de citron

Attentive à mon bonheur conjugal et consciente que la cuisine ne constitue pour moi qu’un moyen de draguer Brad, ma copine Estérelle m’a déniché une superbe yaourtière vintage aux puces. Les avantages : des yaourts moins chers et surtout, selon moi, la possibilité de créer des combinaisons et des parfums qui n’existent pas dans le commerce (pour Brad, je songe d’ailleurs sérieusement à un yaourt crème fraîche-lardons-oignons, voire même à un yaourt tartiflette ; je vous rappelle en effet que Brad est un garçon).

Avant de me lancer dans ma parade prénuptiale, j’ai appris par cœur les conseils d’Estérelle sur Marmiton, notamment :

  • Il est préférable de démarrer avec du lait tiède (mais attention, pas trop chaud = environ 40 °C) afin que le yaourt ne soit pas gluant.
  • Pour obtenir des yaourts à la texture ferme, on ajoute du lait en poudre.

Fidèle à mon addiction aux saveurs acidulées, j’ai eu envie de tester immédiatement une recette de yaourt au citron (pas très originale, pour le coup, mais les classiques ont parfois du bon). Hélas, j’ai dû me rendre à l’évidence : le jus d’agrumes ne peut pas être utilisé sous peine de faire tourner et cailler le lait. En règle générale, on fait infuser les zestes d’agrumes dans le lait que l’on filtre ensuite : pfffiouuu, trop long pour de simples yaourts conjugaux.

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5 juin 2008

Tarte aux ravioles de Romans façon Clea


(Assiette Luminarc)

Oui, j’ai arrêté les comptes-rendus de la Nouvelle Star parce que c’est trop naze. Hier soir, j’ai juste remarqué que Lio (habillée en justaucorps, sans jupe, sans short, walou) disait “Rulio” pour parler de Julio Eglesias. Sinon, ils nous ont rendu Julien Doré pendant cinq minutes et pfiouu, ça fait du bien.

Mais aujourd’hui, soyons plutôt sérieux. La sortie cette semaine du film JCVD m’amène à une petite réflexion sans importance : le “syndrome Jean-Claude Vandamme”, loin de se cantonner aux milieux hollywoodiens (sau)poudrés (de paillettes, évidemment), atteint bien souvent les plus hautes sphères privées, étatiques ou territoriales (sur ce dernier point, je vous invite vivement à découvrir le blog “Éloge de la pipeautique ou les tribulations d’une desperate fonctionnaire“, absolument brillant et hilarant).

Dernièrement, j’ai douloureusement assisté à une réunion qui a duré 3h30. Morceaux choisis du compte-rendu :

• “Nous sommes dans une économie fonctionnelle et circulaire.” (si c’est pas aware, ça).

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27 mai 2008

Brownies très chocolat d’après Jamie Oliver

Mesdames et Mesdames, nous sommes fin mai : il est grand temps d’élaborer un nouveau numéro du “confit c’est pas gras spécial maigrir“. En effet, il est aujourd’hui communément admis que les régimes Montignac, Adkins et autres ananas-mange-graisse s’avèrent totalement inefficaces à long terme. Voici donc la “méthode confit” dernier cri, du conseil le plus soft au plus radical :

Version fashion victim : le maillot une pièce.
Pour beaucoup de femmes, l’arrivée de l’été sonne le retour de cette question fondamentale : “comment vais-je rentrer dans mon bikini ?”. Or, pour moi, le problème n’est pas du tout de rentrer, mais bien de dépasser (ou, en l’occurrence, de ne pas dépasser). Je suggère donc le maillot une pièce, mais au décolleté spectaculaire pour un effet “j’aime les maillots de pouffe et je l’assume” au lieu de “je fais semblant de ne pas avoir de bourrelets”. Malin.

Version résistance passive : la grève de la faim.
Alors que la moitié du globe au bas mot n’a pas de quoi manger à sa faim, le régime à l’occidentale (”haaan, j’ai pris un kilo cinq cent, tu crois que je devrais me faire coudre les dents ?”) peut parfois paraître légèrement déplacé. Faites donc croire que votre lubie de femme superficielle est en réalité un valeureux combat politique (contre les robes-bustiers, les épinards en conserve et la pluie dans le Sud-est au mois de mai ; pour la mode du kilt masculin en France, les partenariats blogueurs-producteurs d’ibérico de bellota et Georges Clooney for president, etc.). Vous trouvez cela hypocrite ? Mais non, mais non, regardez le festival de Cannes : la conscience “citoyenne” et mélodramatique de bon aloi cohabite sans problème avec les robes à 15.000 dollars gracieusement posées sur des corps décharnés et “coachés”. Moi, je dis vive la solidarité internationale.

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