1 septembre 2008

700 millions de pesticides et moi, et moi, et moi

Aujourd’hui, alors que je mate tranquilou le site du Monde.fr (je sais, vous êtes déçus que je lise autre chose que Voici mais, à ma décharge, la parution hebdomadaire de mon magazine préféré est très insuffisante pour mon insatiable appétit), je tombe sur ça :

« Pesticides : des ONG portent plainte contre les nouvelles normes de l’UE. Les nouvelles normes européennes en matière de pesticides dans les aliments, violemment critiquées par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) qui les jugent dangereuses pour la santé, entrent en vigueur lundi 1er septembre. (…) La consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants. »

(moins drôle que les prénoms des jumeaux de Brad Pitt et Angelina Jolie, j’en conviens, mais plus que la réforme de la fiscalité française, non ?).

Évidemment, ce n’est qu’un article et l’expression d’un point de vue partisan (d’ailleurs, l’information reste floue sur l’application de ces règles en France et j’ai vraiment du mal avec l’anti-UE facile façon José). Ceci dit, pour l’hyponcondriaque que je suis, ça reste un peu flippant.

Or, lorsque j’ai publié mon article sur les huiles essentielles en cuisine, Clea et moi avons entamé une longue discussion sur les idées reçues et le bio (genre les mormons sarouel-patchouli, la secte Aoum, les poils sous les bras des adeptes du bio, tout ça… vous vous souvenez ?), et notamment sur la différence de prix entre circuit traditionnel et circuit bio : les prix des denrées alimentaires dans les grandes surfaces ayant augmenté ces derniers temps, nous nous interrogions notamment sur la véracité du constat « le bio, c’est beaucoup plus cher ». Parce que bon, si le bio n’est pas vraiment plus cher, autant laisser tomber le tradi et ne plus s’inquiéter des effets potentiels des pesticides sur la santé, non ?

Du coup, j’ai mis une perruque et des lunettes de soleil, attrapé un carnet de notes et mené ma petite enquête dans les rayons de magasins à peu près représentatifs des deux circuits (Carrefour / Satoriz). Si ça vous intéresse, vous pouvez lire la suite (et m’encourager, de la sorte, à poursuivre cette exploration des bio-préjugés avec un épisode sur le thème de : « Anthropologie voire sociologie des adeptes du bio et poils sous les bras »). Si, en revanche, vous vous fichez du bio et de la cuisine, vous pouvez retourner jouer à Orisinal (surtout si vous êtes au boulot).

1) Le bio, c’est plus cher : mouiiii, mais… 

Bien que consciente du manque de rigueur de ma démarche, j’ai l’impression que :

• D’une manière générale, attention, scoop : les produits bios sont effectivement plus chers que les produits issus du circuit industriel (et d’ailleurs, « si on n’avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart », dirait mon idole Johnny Halliday).

• Toutefois, et c’est là que ça devient intéressant, il existe des nuances entre les différents types d’articles. Globalement, pour ce que j’ai pu vérifier :
- certains produits sont clairement plus chers en bio : conserves, petite épicerie (huiles, vinaigres, moutarde…) petit déjeuner, surgelés, produits ménagers, viandes, … ;
- pour d’autres, la différence de prix est négligeable : farines, fruits secs, boissons et, dans une moindre mesure, produits sucrés / confiserie ;
- enfin, il arrive parfois que les produits bios soient (un peu) moins chers que leurs équivalents en hypermarché : épices, céréales brutes, parfois fruits et légumes de saison (sachant que bien évidemment, les fruits et les légumes sont honteusement chers en moyennes et grandes surfaces).

• Ceci confirme un constat essentiel (encore une jonnhylissade) : pour acheter bio et pour réduire ses frais alimentaires en général, il faut avant tout choisir de préparer un maximum de choses soi-même. Bien qu’étant une femme active en tailleur, qui fait ce qu’elle veut avec ses cheveux, j’achète peu de produits transformés (pain, biscuits, compotes, pâtes à tartes toutes prêtes…) (pour moi, la pâte à tarte brisée industrielle, qu’elle soit bio ou pas, constitue l’un des grands mystères de l’existence). Autre exemple : des carottes bio à râper soi-même reviennent forcément moins cher que des carottes râpées toutes prêtes. Quand on enlève les denrées transformées du caddy et qu’on les remplace par les ingrédients nécessaires à leur fabrication (farine, fruits frais…), on réalise une économie importante.

• Un autre point m’a semblé intéressant : si les produits achetés en épicerie bio sont souvent plus chers que leurs « équivalents » en marque distributeur non bio, les produits bio sont souvent (mais pas tout temps) moins chers que les articles « griffés » des grandes marques de l’agroalimentaire. N’oublions pas que nous payons aussi le marketing et le packaging (or, non seulement les emballages compliqués ne servent pas à grand chose, mais en plus ils polluent davantage – sans compter qu’ils ne sont pas toujours efficaces : fucking fermetures des paquets de fromage râpé qui ne marchent jamais).

• On trouve de plus en plus de produits bio au sein-même des hypermarchés, où les rayons spécialisés prennent chaque année davantage de place. Toutefois, les produits achetés en épicerie bio sont généralement moins chers que les produits bio que l’on trouve en hypermarché (mais je n’ai pas pris en compte les lignes bio des marques distributeurs, de plus en plus présentes dans les rayons).

• À noter enfin : les produits ménagers sont chers dans le circuit bio. Toutefois, il existe des dizaines de recettes naturelles, non toxiques et très bon marché pour fabriquer soi-même ses produits d’entretien (vive le vinaigre blanc). La référence incontestable dans ce domaine, c’est Raffa, qui propose dans son blog un livret téléchargeable et imprimable intitulé « Le grand ménage » (non que je m’intéresse particulièrement au thème du ménage, mais j’ai grandi au bord de l’over-pollué étang de Berre, alors si je peux éviter de respirer davantage de trucs toxiques dans mon appart, tant mieux ; sans compter que Brad et moi aimons autant ne pas payer cher des trucs pour faire le ménage, vu qu’on préfère acheter des Pata negra ou partir manger des tajines au Maroc, merci).

2) Mea culpa méthodologique parce que tout de même, Germaine, faut pas pousser mémé dans le purin d’orties 

• Je ne suis pas chercheur à l’INRA ou au CNRS (je ne suis pas non plus esthéticienne pour morts ni primatologue, entre nous soit dit). Par conséquent, j’ai effectué un relevé de prix dénué de fondement scientifique. J’ai quand même obtenu, grâce à une liste d’environ 150 produits (féculents, céréales, légumineuses ; farines, huiles, vinaigres, moutardes, sauces et condiments ; épices et aromates ; légumes et fruits ; fruits secs ; conserves ; petit déjeuner ; produits sucrés, confiserie ; surgelés ; plats cuisinés ; boissons ; produits laitiers et œufs ; boucherie-charcuterie ; poisson ; produits ménagers ; hygiène et cosmétiques) des ordres de grandeur qui me paraissent tout à fait fiables en ce moment, dans ma région.

• Oui, oui et encore oui : j’ai comparé ce qui n’est pas comparable. J’ai fait simple et je me suis placée, de manière très pragmatique, du côté des consommateurs moyens (dont je fais partie). Mais un poulet élevé en bio et un poulet de batterie, ou même un « Label rouge », ce n’est évidemment pas le même produit ! Les cultures et l’élevage bio réclament plus de temps et d’attention. De même, manger bio signifie souvent manger autrement, en tenant compte d’autres paramètres que celui du prix, et aussi varier son alimentation (en mangeant davantage de protéines végétales, par exemple).

• Enfin, il va de soi que ce sont ici des réflexions « à chaud » qui ne demandent qu’à évoluer en fonction de vos remarques, de mes lectures et de l’évolution de l’industrie agroalimentaire. 

3) Conclusion : ma cuisine, le bio, les mémés maraîchères et les nuggets de poulet

Dans le fond, je crois que les comparatifs de prix, tout à fait aléatoires selon le lieu et les magasins choisis, ne sont pas forcément très intéressants. Il me semble que le plus important, dans ce domaine, consiste à effectuer des arbitrages en fonction de son budget et des informations dont on dispose. Le bio est globalement plus cher, c’est un fait. Il s’agit alors d’ajuster sa consommation, en termes de quantité et de qualité, en accord avec ses priorités.

Je tiens à acheter certains produits en circuit bio :

• ceux pour lesquels les modes de culture traditionnels représentent une quantité de pesticides élevée (produits « complets » qui contiennent toute la céréale, et donc des tas de cochonneries toxiques s’ils sont traités – riz, pâtes, céréales… –, légumes pour lesquels j’utilise la peau, etc.) ;

ceux qu’on ne trouve pas ou difficilement ailleurs : lentilles corail, purées d’oléagineux, céréales complètes en pagaille, huiles végétales insolites, graines à germer, farines, agar-agar, quinoa, algues fraîches et séchées, sucres complets ou sirops de céréales, bizarreries japonaises… En véritable « foodista », j’ai été incapable de résister à ces produits que j’ai, pour bon nombre d’entre eux, découverts grâce à Clea. Je n’achète que ceux que je trouve objectivement bons et, sans tomber dans les obsessions nutritionnelles qui me gonflent prodigieusement, je suis heureuse que ma cuisine quotidienne soit aussi saine que celle de mon enfance (enfin presque, vu que quand j’étais petite je ne buvais pas de bières et de pinard), et plus variée encore ;

ceux qui ont meilleur goût : c’est mon ami Jean-Christophe qui m’a par exemple fait découvrir, en plus de quelques vidéos inédites de Prince, les sauces de soja bio. Elles sont incomparables. C’est également vrai pour de nombreux fruits et légumes, qui ont le temps d’arriver tranquillement à maturité en se gorgeant de couleurs, de saveurs et de nutriments (et de limaces, ajouterait Estérelle). Ah, et je n’achète que des œufs bio, par tradition familiale sans doute.

Toutefois, je ne suis pas (encore) une adepte du 100 % bio :

• Petite-fille de paysans bigourdans et méditerranéens, fille d’un pêcheur averti et d’une fée de la cuisine quotidienne, j’ai été élevée dans le culte du bon produit malgré des moyens modestes. C’est sans aucun doute cette tranquillité gourmande qui m’a permis de pratiquer une cuisine globalement saine mais aussi éclectique, sans complexes et parfaitement excessive de temps en temps (sans doute trop souvent mais après tout, chacun ses addictions). Ceci dit, je me tourne de plus en plus vers le bio dans la mesure de mes moyens, et surtout en essayant de trouver des bons plans à côté de chez moi (genre AMAP).

Je tiens également beaucoup au « fermier de qualité« , autrement dit aux agriculteurs et aux éleveurs qui respectent les produits (et les consommateurs) : si je connais un paysan qui élève et vend de bons poulets à côté de chez moi, ou qui cultive des fruits et des légumes de manière raisonnée, je n’exigerai évidemment pas le label bio (qui n’est d’ailleurs ni simple à obtenir, ni gratuit). Par ailleurs, chaque marché abrite un stand tenu par une mémé qui vend les carottes toutes tordues de son jardin : cherchez, et vous trouverez sans problème votre mémé maraîchère (vérifiez quand même qu’elle ne déverse pas 8 tonnes de pesticides par jour sur son jardin) ;

• J’aime le coca-cola, j’adule le ketchup Heinz et je goûte encore parfois avec du Nutella (bien que je sois davantage saucisson-bière). J’utilise aussi des produits surgelés (bruts), des conserves et des tas de trucs non bio. Pire : il nous arrive, à Brad et moi, de commander des pizzas ou de manger au fast-food, parce qu’on a un peu des vies de dingues et aussi parce qu’on aime ça (hmm, les nuggets du Mac Do et surtout la sauce chinoise !). Oui Madame.

• Pour moi, il est non seulement autorisé mais même recommandé de jouer avec la nourriture (c’était d’ailleurs le thème du « concours de recettes inavouables« ).

Enfin, je suis prodigieusement agacée par :

• les leçons de morale nutritionnelles et sanitaires que l’on nous balance du matin au soir et du soir au matin (foutue société de la culpabilité !). Nous sommes des êtres sociaux et de chair, pas seulement des cellules biologiques ou des icônes de papier glacé, et je préfère le bon sens aux sermons des nouveaux curés. Mais je ne voudrais surtout pas laisser penser que je ne suis pas touchée par toute cette pression car hélas, mon hypocondrie me rend influençable pour les questions de santé. Et justement, j’en ai marre. Je me dis qu’à ce rythme, on va finir par choper des cancers d’ennui ou de désespoir. Suite à une remarque avertie de Cathy, j’ajoute qu’un produit bio transformé peut lui aussi contenir des cochonneries pas top pour l’organisme. Il faut se garder d’associer automatiquement bio et santé. Conclusion : rien ne vaut la lecture des étiquettes, la cuisine maison et le bon sens (ne manger que du chocolat / des courgettes / du quinoa, même bio, ce n’est pas forcément recommandé) ;

• les leçons de morale environnementale quand elles ne voient pas plus loin que le bout de leur nez (et les leçons de morale tout court, d’ailleurs). Par exemple, quid des produits bios qui nécessitent de longs transports polluants ? (quinoa, sirop d’agave…). Il ne s’agit pas de jeter la pierre (Pierre) à qui que ce soit, d’autant que je suis trèèèèès loin d’être irréprochable et trèèèèès loin d’adhérer à l’auto-flagellation permanente de mes contemporains privilégiés, mais de montrer que les choses sont souvent plus compliquées qu’elles n’en ont l’air. Le bio ne sert pas à grand chose pour la planète s’il n’est pas combiné avec le local : « beaucoup d’écologistes, de scientifiques et d’associations expliquent que consommer bio n’est pas la panacée. A quoi sert d’importer des haricots verts de Nouvelle-Zélande quand des producteurs les proposent à quelques kilomètres de chez soi ? Importer des fraises – fussent-elles bio – en plein hiver n’est-il pas un peu absurde ? » ( »Le local et l’industriel moins polluants que le bio« ).

les illusions environnementales. Bon, ben tant que j’y suis, autant vous avouer une conviction parfaitement inavouable (pire que : je déteste le Petit prince et je le trouve complètement con avec son mouton) : même en adoptant un mode de vie basé sur le local, je pense que ni vous, ni moi, n’avons les moyens de changer quoi que ce soit à l’environnement. Je trouve formidables les personnes qui ont le courage de mouiller leur chemise en coton bio équitable mais, dans le fond, je reste une grande pessimiste. J’ai entendu, je ne sais plus où, une personnalité raconter qu’un petit millier de personnes avait réellement le pouvoir de changer l’avenir de la planète. L’idée me plaît, et pas seulement parce qu’elle me déculpabilise. Si je mange en partie bio, c’est donc pour des raisons purement égoïstes : ma santé, ma gourmandise et celles de mes proches (et si ça a une chance de réduire la pollution, tant mieux) ;

• les femmes qui disent « je vais faire MON ménage ». Mais ça n’a rien à voir.

En matière de conseils, le sectarisme n’est de toute façon jamais bien loin et je vous rappelle ma culino-philosophie préférée : on est toujours le malbouffeur de quelqu’un.

***

> Pour aller plus loin (mais attention, comme le dit Clea – que je remercie pour ses réflexions –, à la « pensée magique » : on n’est pas obligé de tout prendre au pied de la lettre) :

  • L’article que j’ai cité plus haut : « Le local et l’industriel moins polluants que le bio« , sur le site consoGlobe, à compléter par « Eating better than organic« .
  • Manger bio, c’est pas du luxe, de de Lylian Le Goff (préface de Nicolas Hulot) : « Manger bio, est-ce vraiment du luxe ? Comment comparer les coûts entre bio et non bio ? Dans ce livre, l’auteur met tout sur la table et apporte des réponses sans ambiguïté. Disons-le d’emblée : manger bio n’est pas plus cher que consommer des produits « conventionnels » à condition de mieux équilibrer ses repas. L’auteur démontre même que les aliments non bio coûtent plus cher au contribuable en raison des subventions versées aux agriculteurs conventionnels. Bien sûr, il faut ajouter à cela le coût des dégâts infligés à notre planète et des soins donnés à ses habitants, malades des pollutions dues à l’agriculture conventionnelle. Manger bio, c’est aussi faire le choix du développement durable. »
  • Voici pour rigoler un peu malgré tout, même si ce n’est pas en papier recyclé.

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Commentaire(s) pour “700 millions de pesticides et moi, et moi, et moi”

  1. t’as oublié de mettre la recette !!

  2. Et aussi : je me retrouve dans beaucoup de choses de ton post. Et aussi mettons-nous deux secondes à la place des agriculteurs/viticulteurs qui sont les pires des pires de pollueurs (et en plus quand on les interviewent ils parlent avec des accents bizarres… on ne comprend pas tout ce qu’ils disent.) Dans un article du parisien du mois de juin 2008, un gentil journaliste parisien évoquait le problème des maladies fongiques qui attaquent la vigne et les pommes de terre et interrogeait à un jardinier amateur !!! Parce qu’il est évident qu’un mec dont le métier est de faire pousser de la pomme de terre depuis 25 ans, ce dont il a besoin c’est de l’avis d’un jardinier amateur. L’agriculture bio a un véritable prix pour les agriculteurs qui doivent renoncer à une grosse partie de leur revenu et passer beaucoup plus de temps sur leur tracteur. Ce serait effectivement pratique si la pomme de terre poussait par la magie du bon dieu mais ce n’est pas le cas.
    D’autre part, globalement, l’agiculture bio ne permettra très difficilement de faire manger 10 milliard de terriens. Ou alors 10 milliards de végétariens. (l’agriculture traditionnelle parvient difficilement à en faire vivre 6 !)
    Alors avant de condamner les imbéciles de cul-terreux, sommes-nous prêts à tous devenir végétariens pour manger bio ?

  3. Et bien, c’est simple : je suis entièrement d’accord avec toi ! tout, tout pareil !

    tu viens d’écrire ce que j’essaie d’expliquer à mes amis qui s’imagine que je suis blindée aux as pour manger bio !

    (bon, je suis juste un peu moins pessimiste sur la fin, convaincue que les p’tits gestes, couplés à une prise de conscience de chacun, peuvent aussi faire changer les choses)

    merci ;-)

  4. Ouh là, j’aurais beaucoup de choses à dire , mais je vais me contenter de ce qui me vient là, à chaud :
    - Je suis ne porte ni sarouel, ni patchouli, ni poils sous les bras et pourtant je bouffe bio ;-p
    - A mon avis mémé maraîchaire elle te pète la dose d’engrais et de pesticide pour 1 hectare dans son potager de 100 m
    - C’est clair que le bio ne coûte pas (beaucoup) plus cher pour vu qu’on consente à passer un peu de temps en cuisine
    - Faut pas non plus se battre la coulpe si on s’annonce bio et qu’on bouffe Mc Do sur la route des vacances (ceci dit les nuggets sont dégueulasses)
    - En quoi Voici pousserait la réflexion sur le bio ???

  5. Se méfier quand même des mémés maraîchères : ma mémé est sans doute la personne que je connaisse qui met le plus de cochonneries dans son jardin ! D’ailleurs, je refuse de manger quoi que ce soit qui ai poussé autour de sa maison. Quand elle m’envoie faire ses courses, je reviens avec des kilos d’engrais, de chlorate de je-sais-pas-quoi, d’eau de Javel pour nettoyer ses « pas japonais », etc… Cela m’effraie à chaque fois !
    Et sinon, je suis ravie de savoir que toi aussi, tu adores faire TON ménage. Le pire c’est que ma meilleure amie emploie cette expression, et je ne sais pas comment lui expliquer que bon… il faut arrêter maintenant !

  6. Comme nous en avons déjà parlé longuement, tu sais que je te rejoins sur de nombreux points. Le problème bio/local n’est pas le moindre, sachant que la certification AB ne porte que sur l’impact environnemental de la production (et non sur ses aspects santé). La démarche de Biocoop, qui associe énormément le tissu local et les productions régionales, me semble intéressante (et il y en a un qui s’est ouvert sur la ZAC des Etangs à Martigues-Saint Mitre) : jette un oeil, leurs prix sont étonnants.
    Après, c’est une question de bon sens… et je préfère trouver des limaces dans ma salade, au moins, je sais qu’elle est encore vivante et pas lavée à l’eau de javel (conclusion : les salades bios, lavez-les et préparez-les juste après achat).
    Dernier point, si vous voulez faire fortune avec Brad : pensez à vous reconvertir en allergologue ou en ORL au bord de l’Etang de Berre, ils font fortune depuis 10 ans, et qu’on ne me dise pas qu’il n’y a pas de lien…

  7. Pas tout à fait d’accord sur les fruits et légumes, tout dépend du débit : certains magasins bios vendent du bio fripés, jé préfère quand même du moins bio mais beau frais et bon, je préfère aussi du raisonné près de chez moi (local !) plutôt que du bio loin de moi !
    Dernier truc, le bio près de l’autoroute, c’est bof…
    Mais à part ça, je fais plutôt confiance, bien obligée et j’achète céréales, fruits secs, sucre, farines etc…

  8. Alors là, moi qui ne commente jamais, je vais de ce pas me forcer. Je lis passionnément tes aventures culinaires depuis des lustres : je déguste (parfois), je pouffe (toujours) et j’approuve (souvent).
    Aujourd’hui, en tant que conseillère en environnement d’une Chambre d’Agriculture (si si, ça existe !)je ne peux m’empêcher d’applaudir des 4 mains (si si aussi : j’ai le droit, c’est MON commentaire !).
    S’il y a une chose que je sais, c’est que ne ne sais rien (ce n’est pas de moi, c’est de mon chef, à moins que ce ne soit d’un fainéant qui n’a jamais rien voulu écrire…).
    Alors que mon but est de préserver l’environnement (si si, je vais pas me répéter, il faut suivre un peu là), je passe mon temps à me battre (quasiment) avec des jeunes (ou moins jeunes) gens, bardés de diplômes et de certitudes, qui veulent sauver la planète envers et contre tous.
    Et bien, je dois le dire, il y a des agri bio chez qui je ne mettrais pas les pieds sous la table, même pour un café (c’est bio ça ?) et il existe des agri conventionnel chez qui je vais les yeux fermés. Entre les deux, il y a la majorité des paysans qui font ce qu’ils peuvent, et de plus en plus sont conscients qu’ils jouent d’abord avec LEUR santé en appliquant des pesticides n’importe comment. Et ils se posent des questions. Comme moi. Comme nous ce soir. Tous les jours.
    Enfin, la culpabilisation n’a jamais servi à convaincre les gens, tout du moins, elle a pu servir à les soumettre, à certains moments de l’histoire.
    Bon, après cet intermède énervé, je m’en retourne à mes conserves de tomates pas bio, mais sans pesticides…

  9. bon, j’ai la chance d’avoir un maraicher bio pas cher à 2 km du boulot ( tomates mures pour les coulis à 0.40€ /kg, ça te dit..).mais j’habite en pleine cambrousse ( ou les autochtones parlent patois, mais là je fais un effort pour que tu me comprennes) et donc première boutique bio à 30 bornes, comme j’ai une voiture et pas un mulet du Poitou ( qui poussent ici, mais qui ne vont pas vite )je fais un gros trou dans la couche d’ozone une fois par moi pour acheter mon épicerie sèche et bio , d’accord, je suis végé, donc pas de viande bio hors de prix , ça aide à réduire la facture!

  10. La question du coût du bio m’a toujours semblé un brin déplacée. Non que je sois Crésus. Mais ce n’est pas 10% de différence entre un produit naze polluant (top berk en plus) et un produit sain qui devrait troubler notre jugeote. Aujourd’hui, produire de manière naturelle est souvent plus cher qu’une production industrielle à la cochon.
    Et puis so what? M’en fous de filer dix balles de plus à la marchande. Un Levi’s annuel de moins? Deux options abandonnées sur la prochaine bagnole? Un jour de moins de vacances à la Marina des Flots Bleus? Bouffer des aliments libres de saloperies toute l’année, ça vaut bien une nouvelle paire de tongs.
    Et puis, c’est aujourd’hui, à nous autres occidentaux dotés de cervelle, de nous y mettre. Tous. Et sans compter trois centimes au fond de la bourse.
    Bon, cela dit, si Miss A. Confit veut aller au Mc Do le samedi soir avec son Brad au Bras, on voit mal comment l’en dissuader. Elle est si chou. Et son dernier post, tellement chouette.

  11. Et bien dis donc , ça faisait longtemps malheureusement qu’on ne t’avait pas lue , mais là tu fais très fort … C’est aussi drôle car nous avons abordé le sujet vendredi quand Clea est passée à la maison !! Juste aussi pour dire que je préfère les oeufs de ma voisine, qui ne sont pas « bios » certes mais pas élevés en batterie car les oeufs bios c’est aussi de la batterie pas vraiment pure et dure mais quand même !!!!
    les miens leur maman court dans l’herbe toute la journée…

  12. > Totalement d’accord pour les mémés maraîchères, il faut de toute façon se renseigner avant d’acheter. Et pareil que toi, Mercotte : les oeufs du poulailler de ma grand-mère bigourdane, ils ne sont pas bios, et si je ne pouvais manger que ceux-là… (ils sont hélas à 500 km de chez moi). Dans le fond, cette question du bio n’est peut-être qu’une préoccupation d’urbains…

    Tiusha, c’est tout à fait le sens de mon avant-dernier paragraphe. Parfois les légumes des épiceries bio sont cueillis depuis des jours et ça se voit ! C’est aussi pour cette raison que je parle de « bons plans » près de chez moi : on apprend à avoir confiance, et parfois à des prix vraiment intéressants (c’est mon cas pour les légumes et les fruits : j’ai trouvé une AMAP qui fait du bio quasiment au même prix que le tradi, et qui ne vend rien qui n’ait été cueilli depuis moins de 24 heures).

    Don Esteban, le Mac Do le samedi soir ? Mais ça va pas la tête ?

  13. Merci pour cette grande étude comparative, j’ai un peu la même attitude que toi je crois. Ceci dit j’ai travaillé dans les pesticides, et ce qui est imposé au niveau européen est le minimum de sécurité. C’est à dire que la France peut toujours fixer des règles plus drastiques (genre interdire plus de produits), même si elle aime bien dire que c’est tout la faute de la vilaine Europe. Par ailleurs la France a ses propres modèles de consommation qui ont été mis à jour récemment pour être aussi près possible des habitudes réelles des Français (divisés en plusieurs catégories selon l’âge et les comportements alimentaires : végétarien par ex). Bon par contre ça implique que les agriculteurs suivent scrupuleusement les indications des étiquettes… Et à noter que les produits importés sont -théoriquement- soumis aux mêmes normes (y compris pour les pesticides interdits en UE mais toujours autorisés dans des pays moins regardants, pour lesquelles des limites max sont aussi définies).

  14. JE ne sais pas si c’est vrai ou non, mai sdans ma belle-famille, on prétend que la mémé maraichère qui était leur voisine pulvérisait un dernier p’tit coup ses produits dans la camionette avant de partir au marché pour pas qu’il y ait trop de mouches sur ses fruits etc… Bon… C’était il y a 20 ans, oserai-je espérer que ça ne soit plus comme ça aujourd’hui même dans le pas bio?
    J’ai quelques fruitiers dans mon jardin. Même le cognassier, pourtant réputé hyper costaud ne nécéssitant aucun traitement me tire la gueule, ses 5 coings (!!! si si, il n’y en a que 5!!!) sont entièrement piqués… Sans traitement, j’aurai eu cette année 2 abricots, 1 bol de cerises, 0 quetches, 0 reine claudes, 0 poires, 0 pommes, 5 coings piqués et quelques figues qui ne sont encore pas mûres et qui pourriront avant de mûrir s’il se met à pleuvoir comme chaque année à la rentrée. QU’est ce que je dois faire pour avoir quelques fruits? A part traiter, je ne vois pas… Alors je ne traite pas, et je ne mange pas de fruits de mon jardin. Voilà.
    Je vais bouder dans mon lit du coup.
    Snifff.
    Bises
    Cath

  15. Alors moi , je suis d’accord et pas d’accord :|
    oui le bio je suis pour et j’essaie aussi d’acheter bio, pour toutes les raisons que tu as pu citer (gout, moins de cochonneries etc..) mais tout le monde ne peut pas le faire
    c’est quand même plus cher, alors pour une famille de 4 qui est vraiment juste à la fin du mois, çà peut faire la différence, j’ai des amis qui rament vraiment beaucoup, sans pouvoir partir en vacances et qui finissent le mois avec uniquement de la soupe dans leur assiette, alors je ne pense pas qu’ils soient prêts à dépenser plus pour manger bio et je ne leur jette pas la pierre Pierre.
    Enfin, manger bio ne veut pas dire manger plus sain, j’ai été sidérée en regardant l’autre jour des étiquettes au magasin bio et en découvrant que plusieurs produits contenaient de l’huile de palme, totalement déconseillée au niveau santé et à l’impact environnemental déplorable
    Au final je te rejoins, il faut raison garder et manger sainement tout en continuant à se faire plaisir avec des cochonneries si on veut

  16. Moi aussi, je déteste le Petit Prince, depuis l’enfance.
    Mais j’aime beaucoup te lire, en particulier pour cet article que je trouve passionnant ;-)

  17. sacré Johnny, cette réplique balancée en plein paris Dakar est culte :)
    Ma petite pierre à l’édifice
    1- à proximité, je n’ai que ce qui doit se faire de pire en boutique Bio. Le personnel est pâlichon, les clients imbuvables, les fruits et légumes en mauvais état (pas assez de vente je pense, stocks qui traînent un peu, résultat c’est bio mais c’est blet. argh)
    J’ai pu constater que certains produits (riz basmati, farine T65) étaient proposés chez un hard discounter juste à côté, et vach’tement moins cher (que monop et enseigne bio en face donc) et que certaines marques de grande distrib étaient compétitives quoiqu’assez mal mises en avant dans les rayons (mon Champion en a pas mal quand même)
    2- je ne suis pas tout à fait d’accord avec manger bio = modifier son alimentation, augmenter son apport en protéines végétales. Je mange de plus en plus bio parceque j’ai des doutes sur la provenance/les modes de production de certaines denrées, et je ne remplace pas un bon steack par du quinoa. Par contre mes gateaux sont de plus en plus souvent faits avec oeufs/farine/beurre/lait bio.
    3- oui, je me pose souvent la question lorsque je vois la provenance de certains produits bio, peser le pour et le contre de ses achats devient souvent un vrai casse tête, et dès que c’est possible, je penche pour le producteur local qui n’arrose pas ses champs de pesticide à longueur d’année (à Paris, c’est l’aiguille dans une botte de foin) tant qu’il existe. Par égoïsme aussi, et par conviction, parceque je me dis que si plus de mon de fait ça, le producteur en question gagnera sa croûte et continuera à me proposer des carottes biscornues et des tomates mures qui ont poussé dans de la vraie terre
    Ouala, ma minute pontifiante, enfin mes convictions :)
    Je te rejoins sur le « fait maison » aussi, mais si je relève tous les points où je suis d’accord mon comm va s’autodétruire :op

  18. ben dites donc ma p’tite dame ! que dire sinon d’accord. l’autre chose, c’est que le fait de manger plus de produits non industrialisés induit un rapport différent à l’alimentation et donc une consommation différente notamment en quantité. après l’extrémisme me paraît débile (comme tout extémisme d’ailleurs). et lebio étiqueté n’est pas le seul bio qui existe, au départ bio, c’est la « vie » et je trouve ça dommage que ça soit récupéré par du marketing. quand aux « obsessions nutritionnelles qui me gonflent prodigieusement », je suis pareille !
    soyons libres et mangeons des saucisses !

  19. Pour répondre à Marion, et en partie à Cathy, certains modifient leur alimentation car bizarrement, le bio est parfois synonyme de végérar(l)isme. Mais c’est de moins en moins vrai et manger plus de protéines végétales peut aussi servir à réduire la facture. C’est ce que j’essaie de faire en forçant par exemple sur les associations lentilles + céréales (cuites avec un peu de ventrèche pour le goût ;-)

    Cathy, pour l’huile de palme, absolument ! Conclusion : le bio n’échappe pas au fait qu’il vaut mieux acheter des produits les moins transformés possibles.

    Saperlipopote, c’est ce que j’appelle le « fermier », je ne sais pas quel autre nom trouver.

    Finalement, plus je lis vos commentaires, plus je me dis que ma réponse à Mercotte a du vrai : le bio est plus, par la force des choses, une préoccupation d’urbains, non ?

    Merci en tout cas pour vos remarques, c’est vraiment intéressant.

  20. Perso, je suis assez pro bio, pour les mêmes raisons que toi, tout en achetant pas mal de conventionnel par la force de mes finances… C’est ma mère qui m’y a initiée il y a environ 15 ans quand c’était encore très marginal! Et là l’élève surpasse le maître, j’y suis très sensible en ce qui concerne les produits d’entretien et d’hygiène puis les fruits et légumes.
    Peu à peu on mange moins de viande car depuis toute petite j’ai jamais été très accro, et ça nous permet d’acheter de la viande de meilleure qualité : il y a le bon plan des colis dans mon mag bio qui arrivent à péremtion à -20% ou -50%! c’est génial car super bon et soit on le mange de suite soit on congèle…
    Il faut dire aussi qu’on adore les gallettes végétales, ça remplace très bien la viande et j’en fais depuis peu.
    PS : moi aussi je déteste les pates brisées achetées! je me sens moins seule! ça prend tellement peu de temps d’en faire une… malheureusement dès qu’on est invités quelque part c’est rarement du maison…snif.
    d’ailleurs message perso Anaïk c’est grâce à toi que je fais maintenant mes baguettes maison, ma machine à pain n’est plus sortie du placard depuis ton article! MERCI et mon chéri adore, il préfère largement et d’ailleurs elles se conservent longtemps.

  21. Je suis d’accord avec toi, le bio c’est bien mais un peu de bon sens ne fait pas de mal: des fraises bio en décembre, c’est débile par exemple !!!
    Je privilégie le bio pour le lait et les compotes et pots des enfants si je n’ai pas le temps, pour certains légumes et les produits ménager.
    Je crois surtout que je vais me tourner vers une AMAP car j’aime bien l’idée de partenariat avec un agriculteur local.

  22. merci pour cet article clair qui reflète exactement ma vision du bio et de la malbouffe. Je ressortirai tous ces arguments pour briller dans les diners en ville (où est ce que j’envoie le chèque pour les droits d’auteurs ?) j’ai la chance d’habiter à la campagne mais près d’une grande métropole, alors je panache avec bonheur les courses à Auchan, les courses à la grande surface bio, le marché des petits producteurs, les courses chez le paysan du coin qui fait de l’agriculture raisonnée, les livraisons de paniers de fruits et légumes sur mon lieu de travail. Bref, j’essaie de prendre ce qu’il y a de mieux un peu partout, et parfois moi aussi je m’empiffre de nuggets sauce moutarde, parce que zut, c’est pas biocoop qui peut en faire des bons comme ça !

  23. Je suis tombée justement hier sur ce comparatif qui n’arrive pas aux même conclusion que toi :
    http://www.linternaute.com/femmes/dossier/0304mangersain/3comparatifprix.shtml
    Est-ce dû à la marque (Naturalia et non Satoriz), ou à autre chose ? Toujours est-il que pour eux, le produit bio du magasin bio est plus cher que le produit bio de supermarché, et aussi plus cher que le produit non bio de marque. J’avoue que c’est aussi l’impression que j’avais, du moins pour certains produits de base (lait, yaourts, farine…).
    Je crois que je vais finir par faire mon propre comparatif, en fin de compte !

  24. > Fofo, je pense que la différence vient des magasins choisis pour le comparatif, mais aussi de la liste de produits comparés (environ 150 pour moi). Et sans doute, aussi, du lieu de comparaison. Je pense donc, en effet, que chacun doit arbitrer en fonction de ses constats, dans sa région et dans les magasins qu’il fréquente.
    Par ailleurs, il y a un autre type de produit que je n’ai pas pris en compte dans les hypermarchés : le bio de marque distributeur, qui se développe de plus en plus. Peut-être très intéressant au niveau des prix ?

  25. le fait d’avoir créer mon blog m’aura permis au moins une chose c’est de réfléchir sur ce que l’on mange et de découvrir des aliments nouveaux. Je m’intéresse de plus en plus au bio mais cela revient assez cher. Je trouve l’idée de faire ses propres détergents sympas et pas trop contraignante. Pour ce qui est du fait maison, c’est une question d’organisation mais je suis assez d’accord.
    Pour conclure, il faut être acteur de ses courses et essayer d’être renseigné après on fait au mieux suivant finances!

  26. Étant quand même très attirée par le bio mais sans devenir folle raide, ni trop gossante (ah, ces expressions québécoises!) voire: assommante. Je ne veux pas que mon alimentation ne devienne ma maladie, ni en mangeant du pouachecaca, ni en faisant une obsession de tout ce qui me passe par l’estomac.
    Mais dès qu’on me parle du prix élevé des aliments bios, moi je jase du prix des médocs, non mais quand même des gens qui hésitent à acheter bio pour épargner quelques sous mais qui se gavent de vitamines, suppléments, machins pour absorber, digérer, générer leur santé, me font bien rire derrière ma coupe (de jus bio). :)

  27. Fribourg, très petite ville, on trouve quasiment pas de bio..un seul ridicule magasin et sinon dans les rayons des commerces habituel, quasiment rien..et les produits sont déjà chers (vive la Suisse) alors je te dis pas les produits bio…le choix est plus simple du coup lol. biz

  28. Que dire ?? Tu connais déjà parfaitement mon point de vue sur la question ! J’ai la chance d’avoir à portée de la main l’une des chaînes de magasins bio les moins chers, alors j’en profite à fond la caisse (c’est le cas de le dire !).
    Pour moi aussi, acheter bio tombe sous le sens mais ne doit pas devenir un non-sens. Quand je tombe sur du fermier-non-traité-mais-non-labellisé-bio, je n’hésite pas. En revanche, des fruits bio du Chili, c’est niet. A bas le « bio à tout prix avec des œillères » !
    Juste pour commenter l’article de L’internaute : je dirais que leurs conclusions sont bien trop hâtives au regard des échantillons observés et des sources desdits échantillons ! Quand on observe « dans la vraie vie », comme tu l’as fait, on a plus de chances de tomber juste…
    Ah la la, à quand une grande étude pleine de fric sur le sujet ?? J’ai hâte :o)

  29. Moi je préfère la sauce barbecue et j’aime pas faire mon ménage ;-) Quoi je suis hors sujet ?
    Non sans blague, y’a des enjeux économiques, écologiques, mais aussi foodistatiques non ? C’est aussi une histoire de mode, un exemple me vient à l’esprit : pour les carottes, y’a quelques années fallait que la carotte elle soit nickel, presque brillante, maintenant la carotte terreuse fait son grand retour, parce que c’est plus « naturel », en quoi la quantité de terre sur la carotte modifie t’elle son goût ou son absence de pesticide ? Sur le principe du local je suis plutôt d’accord, mais je voudrais savoir si « les extrémistes » (ceux qui portent un sarouel en coton bio) ne mangent pas de bananes, aucun fruits exotiques, pas d’épices genre curry parce qu’à ma connaissance y’a un paquet trucs qui poussent pas à côté de chez moi.
    Arretez de me faire flipper avec la mémé maraichère, je consomme souvent les légumes de belle maman (qui est une mémé) et je me suis jamais demandée ce qu’elle mettait dessus en me disant que ce sont « des légumes du jardin », faut que je me renseigne quand même.

  30. Merci pour cet article Anaik. Je pense que le prix est un faux problème, parce que quand bien même on payerait un peu plus cher pour manger pas forcément bio mais en tout cas plus sain (ce qui reste vraiment à prouver), il suffirait de compenser sur tout ce que l’on achète de superflu par ailleurs, et dont on n’a pas besoin et qui ne nous rend même pas plus heureux.
    Un nouveau jouet ou gadget qu’il soit pour enfants ou pour adultes, une nouvelle télé, un nouveau jean, une nouvelle machine à café, etc., la liste est longue et jamais finie.
    Moi je fais mes courses pour un tiers chez un hard discounter en deux lettres que j’aime beaucoup, chez qui je ne trouve de toute façon que les fruits et légumes de saison parce qu’ils en reçoivent à ce moment-là et qu’ils sont moins chers. Je trouve aussi des marques, les mêmes que dans les grandes surfaces, par exemple la feta Salakis, le jambon cru italien Prosciutto di Parma Provinces d’Europe (que mon barbu le trouve super fin super bon), le fromage de brebis Etorki… et même les biscuits Bjorg à 50% de leur prix à Carrouf !
    Chez mon hard discounter, il y a aussi un boucher, bon qui ne me sert pas beaucoup parce que je suis quasi veget, mais chez qui j’ai déjà acheté de la viande pour des invités qui l’ont trouvée très bonne (forcément c’est toujours meilleur que la viande sous vide).
    Et si tout est à ce point moins cher chez mon hard discounter, c’est parce que d’une, c’est petit et qu’il y a moins de choix (ce qui me plaît le plus), que c’est mal rangé, mal packagé, et vendu en vrac en grandes quantités (par exemple le sac de dattes ou de lentilles corail d’un kilo… sans parler du riz thaï ou basmati en 10 kg ;-), et de deux, parce que ça vise une clientèle particulière dont je suis bien contente de faire partie.
    Je pense que certains n’imagineraient jamais mettre les pieds chez un hard discounter.
    Pour le deuxième tiers je fais mes courses en épicerie bio, un peu comme toi Anaik, pour tous les produits que je ne trouve pas ailleurs : seitan, pain Essène, purées d’oléagineux, farines spéciales, graines diverses, flocons de quinoa, céréales complètes…
    Enfin pour le dernier tiers, je vais à la cueillette à 25 minutes de chez moi ramasser ce dont j’ai besoin avec mes p’tites mains, et sinon au marché où j’ai une mémé maraîchère parfaite qui me vend des épinards, des blettes et des melons à tomber, que je ne peux pas croire qu’elle les vaporise de quoi que ce soit de mauvais.
    Tu ne parles pas de poissonnier, mais celui chez qui je vais au marché est exceptionnel, et je veux le souligner parce que les poissonniers c’est comme les saisons : IL N’Y EN A PLUS MA BONNE DAME ! C’est suite à ce constat morbide que j’ai fait une recherche sur le Val-d’Oise pour découvrir avec stupeur qu’il reste moins de dix poissonniers dans tout le département ! Et encore, sont compris dans les dix, les marchands qui ne vendent que des moules et puis des huîtres, et ne sont ouverts que deux fois par semaine ! Maintenant le gros (et le pire) du poisson ne se vend plus qu’en grande surface où j’ai l’impression que les gens achètent majoritairement de la Perche du Nil et du panga parce qu’ils sont garantis sans arête (les poissons, pas les gens), et que ces mêmes gens risquent en plus de congeler ces poissons alors qu’ils viennent déjà d’ailleurs et ont déjà été surgelés puis décongelés !
    [À voir pour arrêter définitivement d’acheter de la Perche du Nil : Le Cauchemar de Darwin.]
    Bref, tout ça pour dire que cette diversification des sources de mes courses – qui va certes de pair avec pas mal de temps en cuisine et du quasi systématique fait maison – aboutit à la conclusion que je ne dépense pas des caisses pour bien croquer.
    Et ce que je trouve le plus flippant, bio ou pas bio, c’est le prix des produits prêts à manger.
    Pour qu’en plus ils soient souvent dégueu, et surtout, toujours plein de trucs ajoutés dont on ne peut même pas connaître les effets à long terme. Attention, je ne suis pas en train de cracher sur l’huile de palme, je ne lui jette pas la pierre (Pierre), simplement je préfère quand c’est moi qui choisis de l’utiliser, même quand il y en a beaucoup comme ici : http://www.750g.com/fiche_de_cuisine.2.123.16944.htm
    [À voir pour prolonger le débat et les lectures, et s’interroger sur le poulet : We feed the world.]

    Et deux choses encore, à propos du Petit Prince et du Grand Ronald maintenant :
    Anaik, si Le Petit Prince t’a gonflée quand tu étais petite, c’est que tu l’étais trop (petite).
    Relis-le toute seule, au calme, en essayant de faire abstraction des gens qui en parlent (trop).
    Quant à l’autre maboul de Ronald, j’avoue que mon barbu et moi on se tape bien l’incruste chez lui de temps en temps – et parfois même le samedi soir avant d’aller voir The Dark Knight !
    Mais les nuggets, c’est vraiment trop dégueu ! Je vote pour le Deluxe (qui a le grand avantage pour moi d’être sans ketchup) et les potatoes avec la bonne sauce calorique à la crème fraîche et à la ciboulette…
    [À voir pour… euh… rien du tout : Supersize me (blurps !)]

  31. Et pour la mal à la tête, tu as quelque chose en bio ? Tu sais pas qu’employer des mots savants de plus de 2 syllabes comme ça en fin d’été (pire un jour de rentrés scolaire) ça peut te filer un cancer du cerveau.
    Sans déc’, je te l’ai déjà dit, mais je pense qu’on est jumelles et qu’on a été séparées à la naissance. Je ne me suis pas encore laissé pousser les poils sous les bras ni aux pattes, mais j’utilise de plus en plus de bio … mais pas que. D’abord parce que je n’ai pas le budget et que l’intégrisme quel qu’il soit me hérisse le poil (que je n’ai pas). Mais la pâte brisée toute prête je n’ai jamais compris.

  32. Plein de bon sens tout ça, chère Anaïk.
    Bio ou pas Bio? that is the question!
    L’achat bio réfléchi, de saison oui, mais le bio pour le bio non. Et je ne pense pas que la bio attitude signifie automatiquement végétarisme. Car on peut manger de la viande bio ou issue d’un élevage extensif.
    Beaucoup d’agriculteurs sont respectueux du produit mais n’ont pas le label bio, car il refuse de payer pour avoir lae label Ecocert
    D’ailleurs je propoe ausi que les agriculteurs qui utilisent un nombre trop élevé de pesticides, fongicides et herbicides et tutti quanti payent une taxe qui financerait Ecocert. sans blague!
    Pus que bio, il faut penser durable et responsable, sans culpabilité, mais en pensant que k=l’unon fait la force. Certes nous sommes des petites fourmis perdues dans la masse des cosommateurs, mais je persiste à croire que nos comportements additionnés les uns aux autres peuvent faire bouger les choses.

  33. > « Respectueux du produit » : voilà une expression parfaite pour qualifier le fermier de qualité. Les produits que je ramène régulièrement des Pyrénées ne sont d’ailleurs jamais estampillés « bio »…

    Pour le label Ecocert, en effet ce n’est pas donné et beaucoup le mériteraient.

  34. Cet article est très intéressant.

    Depuis quelques années, et surtout depuis que je vis au Canada, j’essaie de manger bio et/ou équitable. C’est con, mais depuis que je me suis rendue compte qu’en bouffant du poulet et des oeufs ici mes cheveux et mes ongles poussent 3 fois plus vite, finalement j’en suis venue au végétarisme.

    Et puis il y a aussi une question d’allergies par là: je suis allergique au lactose donc je me méfie comme de la peste des produits industriels (merci l’eczéma généralisé pour une crème aux protéines de lait).

    Donc je fais la grosse majorité de mon épicerie (tofu, lait de soja et de riz, farine, pâtes complètes, riz complet et tout le tintouin) dans le rayon bio. Pour les fruits et légumes, je me mets un grand coup de pied aux fesses, et je vais dans un marché pas trop loin de chez moi (mais à coup de métro quand même) avec des vrais producteurs du coin.

    Et d’ailleurs, quand j’en ai envie j’achète aussi un peu de viande au marché. Mais c’est de plus en plus rare (mais c’est pas le sujet donc on s’en fiche).

    Au final, je pense un peu comme toi: le bio c’est d’abord une idée pour déculpabiliser les urbains (ma mamie avec son potager elle s’en tamponne le coquillard du bio) ou leur donner des bons réflexes.

    Car au final, moi depuis que je mange bio je fais plus attention à ce que je mange. C’est pas une histoire de prix c’est une histoire de goût (et d’allergies).

    En tout cas merci pour cet article très intéressant à lire, même pour une expat! :-)

  35. Bon sang, moi aussi je supporte pas le Petit prince. J’ai toujours eu envie de lui faire avaler son mouton.

  36. Passionnant, et encore je n’ai pas eu le temps de lire tous les commentaires. Mais je reviendrai.
    Il me semble effectivement que c’est un probleme essentiellement urbain. Je ne me suis jamais vraiment pose la question d’acheter bio – a part les oeufs et la farine – parce que j’ai du « local » plein le jardin de Papa. Lequel a longtemps d’ailleurs utilise des produits legerement toxiques, comme tous les jardiniers. Ce qu’il est tres interessant de constater ces dernieres annees, c’est que justement le jardinier amateur hesite avant d’utiliser tel ou tel engrais ou insecticide, que le purin d’ortie, des coccinelles mangeuses de puceron, du purin de lombric reviennent sur le devant de la scene. tout comme on installe des recuperateurs d’eau de pluie pour arroser les jardins.
    Tout ca me rend assez optimiste sur la prise de conscience generale. Evidemment, ca ne regle pas le probleme des urbains qui ne peuvent pas cultiver leur jardin. Mais les AMAP se developpent et livrent dans les villes aussi. Evidemment que c’est plus cher, comme dit cathy, quand tu as une famille a nourrir, plus tous les copains qui passent, tu reflechis un peu. mais je crois que nous sommes sur la voie d’une prise de conscience.
    merci pour cet excellent article.

  37. les marques distributeurs sont souvent produites par des grands groupes agro mais le packaging est moins tape à l’oeil et le budget pub quasi néant. quand on sait que le marketing représente au moins 30% du prix, on comprend pourquoi c’est moins cher et pas forcément à cause d’une qualité moindre. à signaler que Leader Price fait désormais du bio.
    et oui je pense que le bio est une préoccupation d’urbains mais pas que puisque les producteurs eux même ne le sont pas et entraînent des consommateurs voisins dans leur démarche.

  38. Anaik, j’élève une protestation solennelle ! Si tu fais des articles sérieux, où vais-je aller écrire mes conneries ?
    Là j’ai éventuellement le respect du produit du fermier de qualité, mais c’est un peu mince, et puis ça ferait tache au milieu de tous ces commentaires sérieux.
    En tout cas pour les oeufs, comme disait un ami de Ségolène, nous n’achetons « que des oeufs dont on connait la poule ».
    Du coup, je vais chez Caroline à la recherche d’un article appelant à la grivoiserie.

  39. même si je suis fondamentalement d’accord avec toi, je ne peux m’empêcher de ricaner… je repars à Dakar dans deux jours et si vous saviez ce que eux, pensent du bio…. le riz, plus ou moins charançonné et importé, a encore augmenté ; je ne vous raconte pas l’état du panier de la ménagère…

    mais tu as raison, remettons les choses dans leur contexte et surtout, mais surtout évitons le sectarisme !! j’ai longtemps moi même considéré le bio et ses activistes comme des personnes obtus ;
    mais je me soigne…. promis !
    :)

  40. Quel bonheur de te relire ENFIN ! Ca manquait. Bravo pour cette étude qui a le mérite de nous aider à y voir plus clair, tout en confirmant ce qu’on savait un peu déjà intuitivement… Faisons-nous plaisir, soyons sélectifs sur les produits achetés sans jamais oublier que ce dilemme reste avant tout une problématique de très grand luxe.
    A quand un billet DE LUXE sur le chocolat ? Je suis accro et en manque…

  41. > Absolument ChocoDingo : c’est un dilemme de bourgeois de la ville. On ne se demande pas si on va manger, ni même ce qu’on va manger… Tu as raison, je vais faire un gâteau au chocolat !

  42. Des fois bio des fois normal mais surtout le moins de transformé possible.
    2 enfants allergiques, cela m’a formé à la lecture des étiquettes et moi je préfère manger des melons pas bio et éviter le sirop de glucose/fructose et les graisses trans. Ca j’y fais la chasse !

    En bio j achète systématiquement le lait et les oeufs (ou oeufs label).J’y prends aussi des produits en grande partie découverts grâce à Clea tels que les purées d’oléagineux (qui coûtent un bras mais bon, on en met peu) et les déo qui sont sans sels d’aluminium. je trouve qu’ici, à Bordeaux, les magasins bio sont caricaturaux ! Pas le sarouel mais presque ! D’ailleurs je ne comprends pas ce côté triste du bio. Les gens ont l’air de se faire encore plus suer que chez carrefour !

    Pour les légumes, j’ai la chance d’avoir un marché bio à côté de chez moi.

    Et pour le coût de l’alimentation j’avais fait un billet sur p&p sur les arbitrages, comme quoi les gens préféraient souvent acheter un tél portable plutôt que de manger des tomates.

    http://papillesetpupilles.blogspot.com/2008/07/pouvoir-dachat-et-alimentation.html

  43. Mais… le mouton du petit Prince, il était pas bio, non ?

  44. Alors là, complètement d’accord avec toi : je mange bio surtout par égoïsme et j’adore ça (et moi aussi j’aime la bière et le pinard)… Mais bon, ça serait bien si c’était moins cher, car mon homme qui aime le Nutella et les boites de conserve préfère aller chez monop’! heureusement que c’est moi qui fait les courses…

  45. je crois que tout est dit!

  46. Wouaaaouuuh, j’adore ta recette, une vraie tuerie, miam!

    Cela dit, aurais-je l’insolence de te dire que le fromage rapé, c’est comme les carottes? Ben oui.

    Très long et sérieux billet, drôle comme d’hab. (tu as des dons certains pour la primatologie, ne t’en défends pas). C’est aussi le bon sens qui me guide le plus souvent, je suis néanmoins plus rigide lorsqu’il s’agit d’espèces sauvages à manger et qui se raréfient dans les mers. L’élevage de poissons bios, les saumons en particulier, me laisse très dubitatif, les cahiers des charges sont flous, on a relevé en Ecosse que les saumons bio sont plus gras que les non-bios, déjà très gras par rapport aux sauvages… L’empreinte écologique de ces élevages n’est pas différent de celle des non-bios.

    Cela dit, les poissons sauvages ne sont pas exempts de pesticides et de métaux lourds, car ce sont presque tous des prédateurs en bout de chaîne alimentaire, donc ils accumulent tous les toxiques des proies successives. Le pompon revient à l’espadon, que beaucoup déconseillent à raison aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Bon, j’espère tout de même que ta fameuse hypochondrie ne t’empêchera pas de venir à ton tour goûter à ma cuisine marine!

  47. Juste pour dire que j’ai fini par faire un mini-comparatif moi-même, bien plus modeste que le tien (15 produits seulement !), mais en prenant en compte les produits bio de supermarché, donc « sans marque ». J’ai fait ça par internet, pour des raisons de temps, et aussi parce que c’est surtout comme ça que je fait mes courses : j’ai visité les sites Houra, Natoora (uniquement les produits bio), Naturalia, Satoriz, entre autres.

    Eh bien, dans au moins la moitié des cas, le produit bio « de base » chez Houra coûte moins cher que le meme chez Satoriz, Naturalia ou Natoora. C’est entre autre vrai pour la farine, la confiture, les pâtes, les oeufs, les yaourts, le lait, le beurre. Pour les fruits et légumes, Natoora est plutôt moins cher, et je n’ai pas pu enquêter chez Naturalia et Satoriz qui ne vendent pas de produits frais sur internet.

    Voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais ton billet est venu à point, ça faisait longtemps que je me disais qu’il faudrait que je me penche sur la question, et c’est fait ! Et puis je suis contente de constater qu’au fond, Houra, c’est pas mal. :-)

  48. Je t’imagine bien à hanter les rayons avec ta liste… je devrais faire la même chose en Belgique, pour voir!
    Tout à fait d’accord sur l’incohérence des kiwis bio en droite ligne de Nouvelle-Zélande. Tu parles d’une démarche globale.
    Sinon, je trouve ça scandaleusement injuste que choisir de ne pas se polluer, ça soit du luxe réservé à ceux qui en ont les moyens (bien que, souvent, certains ne veulent juste pas s’en donner les moyens et préfèrent acheter un écran LCD. Chacun son choix, mais appelons un chat un chat). Ne pas oublier que si les agriculteurs bio recevaient autant de subsides que les traditionnels (et les subsides, c’est de l’argent du contribuable ma bonne dame), les prix s’ajusteraient peut-être en fonction. Le prix qu’on paie à la caisse, ce n’est qu’une partie du vrai prix.
    Bref. Entre ma collègue qui me trouve bobo pour manger bio le plus possible mais qui, elle, se shoote aux compléments de magnésium, vitamines et tout le toutim après sa salade achetée toute faite et bien cher pour le lunch, et moi, suis pas sûre qu’à la fin du mois c’est moi qui paie le plus…
    Ce qui est aussi important, c’est que tout ça ne fasse pas oublier le PLAISIR de manger bon et bien!

  49. très intéressant sujet , bien traité avec ce qu’il faut d’humour pour me laisser scotchée à mon écran ! les oeufs , la farine c’est bio de la marque super-U mon super marché , fruits et légumes viennent de la ferme juste à côté .je lis des magazines bio , dont les recettes restent parfois bien ésotériques à mon sens ( c’est toute une culture qu’il faut s’approprier jeune , je pense ( Cléa par ex )) mais j’apprends , ceci dit !

  50. J’achète les pates et céréales bio : là je trouve que la différence de prix est minime et le choix très varié. Pour les oeufs, il y a une vraie différence ! Moi je ne trouve pas des oeufs bio par 12 ou 24, ça doit être moins cher.

    Pour les légumes je vais chez un fermier qui est près de mon boulot. Ultra-frais, ultra-bon, pas cher… mais des pesticides, c’est sûr !

    A propos du QUINOA : j’adore ça ! (et j’ai pas de poils sous les bras)

    pourquoi ne pas le manger car il vient de loin ????
    On oublie un peu vite d’où vient le café… le thé… le riz…
    alors, préférer le quinoa équitable au riz « oncle ben’s », pour moi y a aucun problème.

    je connais plein de gens qui ont un jardin (et pas que des papais-mamies). C’est sûr qu’ils savent, eux, exactement ce qu’ils mangent…
    pauvres citadins !

  51. Waouh j’arrive grave après la bataille et je n’ai pas le temps de lire dans l’instant la demi centaine de commentaires inspirés par ton (très bon) article!
    Alors j’te l’dis comme je le pense…. Le problème c’est qu’en plus de passer du temps à préparer un maximum de choses soi même pour éviter les produits transformés, il faut aussi pour jongler avec son budget faire ses courses à différents endroits, genre la grand esurface pour les produits basiques, le hard discount pour une sélection précise de produits, la magasin bio pour des produits là aussi bien précis, et la marché, la coop ou le primeur pour les fruits et légumes….
    Privilégier le local, ou en tous cas l’associer au bio, oui! Encore faut il ne pas trop se demandersi le nuage de Tchernobyl ou la fuite de Tricastin par exemple n’a pas contaminé nos sols…. :-)
    Enfin, bien se nourrir coûte plutôt cher, mais à mon avis le prix est un véritable problème pour bon nombre de personnes à faibles revenus…. pour les autres, classe moyenne, c’est un faux problème, plutôt une question de priorité, à mon avis (genre je m’en fous on bouffera des pâtes sans sauce mais on regardera Patrick sebastien sur le plasma!)

  52. Merci pour ce post très intéressant. Si tu en as d’autres, suite à tes enquêtes, je suis preneuse.
    Je suis un peu dans le même cas que toi finalement. J’essaye de faire au mieux mais c’est jamais du 100%! Je suis abonnée à une AMAP, j’achète local quand je peux, notamment chez ma mémé maraîchère (mais elle vend dans sa cour) des fruits, légumes et oeufs, je complète en achetant en Allemagne (produits 20 à 30% moins chers, dont des produits bio beaucoup plus variés) et en magasin bio, tout en essayant de faire au maximum moi-même et de congeler quand je peux des fruits et légumes récoltés en saison. Et tu n’as pas évoqué ici le problème des produits de la mer qui est aussi un casse-tête… :/ Pas évident quand même!
    Mais comme tu dis, si on écoute les « leçons de morale », on mange plus, on dort plus, on vit plus!
    Dur de trouver le juste milieu quand même… et déprimant quand on voit quel monde on va laisser à nos enfants…
    Mais non, j’ai le moral! lol!

  53. Bon comme j’arrive aprés la Manif j’ai jeté la banderolle que je m’étais préparé en lisant ton Article : A bas le Bio Con et vive le raisonné …
    il n’y a pas de solutions éfficaces et drastiques à lire tout cela , je suis vraiment d’accord avec la plupart des commentaires … c’est déséspérant !
    Evitons que le Bio ne devienne un peu trop marketé & modeux (c’est déjà presque fait) et soutenons les Agriculteurs et acteurs des bonnes actions au quotidien …
    Malheureusement vu la décroissance actuelle ceux qui sont en voie de gagner du terrain sont les Hard discounter avec leur lot de cochonnerie à bas prix…
    on est loin du compte ecolo….
    une constation tout de même , lorsque l’on consomme Bio ou raisonné ce n’est pas qu’un produit que l’on consomme simplement mais c’est un mode de vie ou une philosophie que l’on met en oeuvre (j’ose l’esperer encore)…
    celui qui vit Sainement consomme moins , mange moins trés souvent …
    enfin je crois …
    bien vu ton article encore une fois ..
    Garance

  54. Par où commencer ? Je promets de ne pas faire aussi détaillé que toi (pas gagné).

    Je crois que le maître mot est comme beaucoup l’ont dit : le bon sens. Je te rejoins, allez, à 95 % dans ce que tu dis. J’achète pas toujours bio et même si mes moyens le permettaient, je ne le ferai pas. Je n’achète pas de produits finis industiels et bio, de tomates cerise bio en février, les produits exportés, certains fromages bio mal affinés et la viande bio (mon boucher propose une viande bien meilleure). Je me gave de tartines au Nutella, de chips, de cacahuètes. Le Coca, je n’en achète plus depuis belle lurette, pas contre, quand il y en a chez des amis, c’est compulsif, je me jette dessus. La plupart de mes légumes sont achetés chez un petit producteur qui fait de l’agriculture raisonnée et les fruits, ben… à Carrefour, pas le choix. Le principal, c’est de ne pas tomber dans l’intégrisme alimentaire.

    Le bio coûte plus cher si on consomme comme s’il s’agissait de la nourriture industielle. Cuisiner est une solution, tu as raison. Seulement, cruel dilemme, comment faire quand tu es une working girl ? A l’époque où je travaillais dans un circuit d’entreprise, je passais mes soirées à cuisiner. Cela ne me coûtait pas puisque j’adore cela. Comment fait une nana qui n’aime pas enfiler le tablier ? Là je sèche honnêtement. Enfin, on a tendance à faire un procès au bio sur le fait que c’est aussi un brin trafiqué, que certains se font du pognon avec cela. C’est toujours meilleur que le reste et si le gars se fait de l’argent avec du bio, tant mieux pour lui, du moment que ses produits soient bons. J’ai le sentiment que l’on s’insurge parfois moins sur la bouffe industrielle alors qu’il y aura bien des choses à redire.

    Par contre, je m’interroge sur la moquerie qui est faite sur les beatnicks qui laissent pousser leurs poils sous les bras. Sont-ils aussi ridicules que les Josettes en blouse (avec des poils aussi) qui achètent des caddies de cassoulets de la marque 1 ? Le végétarisme nuit-il vraiment à notre société ?
    Tu sais, je vis avec un homme à qui tu ne feras pas manger un steak de soja, encore moins du tofu. Les personnes baba qui fréquentent les supermarchés bio l’énervent aussi, mais gênent-ils les autres ? (où alors ils schlinguent vraiment des cheveux… comment certains à Leaderprice ou à Champion). Des caricatures, il en existe partout.

    En revanche, les femmes de 30/40 ans, fines comme des allumettes, à la peau huilée, qui tirent au coeur dès qu’elles voient une rondelle de saucisson ou pire de beurre, cela me dépasse. Elles respirent le sain à plein nez mais, il y a chez elles, ce petit truc qui les rend aigries, rabougries. Petite anecdote, j’ai fait une intervention au Biocoop de Bourges en juin pour la semaine du bio. J’ai préparé certaines recettes comme le granola, des muffins, des tartines au chèvre et au saumon fumé. J’ai cuisiné au beurre, avec de la viande etc. C’était volontaire, je voulais montrer que l’on pouvait apprécier le bio sans manger que des graines, être gros et manger bio. Parmi les personnes qui ont goûté à mes recettes, j’ai rencontré un profil de nanas qui regardaient révulsées ce que j’avais préparé, qui me demandaient sidérées, si j’avais mis du sucre dans mes céréales. Il ne faut pas confondre les végétariens gourmands (comme mes parents), les végétarismeux, et les frigido-alimentophobes. Le goût, l’authenticité des saveurs, le plaisir, voilà ce qui doit nous dicter et par conséquent, le bio demeure une meilleure alternative que les produits industriels.

    Je n’ai pas pu faire court, on se refait pas.

  55. > Lilo, merci pour ta contribution. Je ne pense évidemment pas que le végétarisme nuise à notre société (?!!) et d’ailleurs, je ne crois pas avoir associé bio et végétarisme (en tout cas pas dans les pratiques alimentaires actuelles) (mais tu fais sans doute allusion à certains commentaires). Et je suis bien d’accord avec toi : la « frigido-alimentophobie », comme tu l’écris, n’est pas synonyme de végétarisme. Les comportements alimentaires sont de toute façon complexes et constituent un problème pour beaucoup de gens (ce qui ne veut pas dire qu’il faut leur jeter la pierre, Pierre).

    Niveau moqueries, je crois que tes « Josette en blouse » battent mes hippies poilus à plate couture, hihi :-) Bon, sans rire, ou plutôt si, en continuant à rire, il y a beaucoup d’auto-dérision dans mes textes (je n’ai pas de poils sous les bras car je tiens à garder Brad, mais j’ai plein d’habits exopotamie), mais ça reste sur le ton de la légèreté. Les baba-bios ne m’énervent absolument pas, pourquoi serait-ce le cas ? (Ceux qui achètent du cassoulet en boîte ne m’énervent pas davantage). D’ailleurs, mon billet était plutôt un encouragement à aller plus loin que les idées reçues sur le bio. J’ai un intérêt sincère pour ces questions parce que je trouve qu’il est très difficile d’avoir un avis tranché. Comme tu le dis, c’est l’intégrisme qui, dans ce domaine, est ridicule.

    Concernant les working girls, en effet, je conçois que cela puisse être un problème. J’avoue d’ailleurs que je n’ai pas toujours envie, après une journée de boulot, de faire la cuisine. Je prône dans ces cas-là la simplicité : tomate-pain-fromage (ou sachets de légumes bruts Picard à faire cuire en 4 minutes au micro-ondes !) , papillotes, pâtes en sauce, pizzas au camion du coin :-) Autre truc : je suis la spécialiste des plats « complets » préparés en grande quantité (soupe au pistou, harira…) et congelés en portions pour les soirs pressés. Même dans les phases où je n’ai pas 5 minutes pour moi, je ne mange pas, chez moi, de plats préparés (pas parce que je suis « contre », mais parce que je n’y ai jamais été habituée par mes working parents). Mais bon, c’est sûr que c’est facile quand on a été élevé comme ça, parce que ce sont des réflexes naturels et non pas des corvées…

  56. Bravo pour ce papier si plein de bon sens !!! Et les commentaires sont très intéressants aussi. En tant que working-girl travaillant encore pour quelques temps (humpf) au ministère de l’agriculture, au service statistique plus précisément, lectrice de magazines féminins à périodicité hebdomadaire, et ménagère de moins de 50 ans principal prescripteur des courses alimentaires de mon ménage, quelques remarques complètement en vrac :

    - Il faut lire les cahiers des charges bio, pour comprendre que bio ne veut pas dire éthique, équitable, durable, bien-être animal, santé, etc. Un biscuit bio comprendra donc de l’huile de palme, un saumon bio aura été élevé dans un bassin surpeuplé. Le site de l’agence bio est bien fait maintenant, je trouve, voir notamment la page sur la réglementation http://www.agencebio.org/pageEdito.asp?IDPAGE=33&n3=28.

    - oui, l’agriculture bio oblige à changer les méthodes de cultures (passer du temps sur son tracteur… mais surtout plusieurs passages dans les champs avec plein d’autres outils pour retourner la terre pour éliminer les adventices ; en élevage grosse surveillance pour détecter les maladies car souvent aucun traitement possible en bio). Oui, comme le dit Lacath, en fruits, c’est vachement dur. D’où en moyenne, un pommier en conventionnel subit 27 traitements par an (source : notre dernière enquêtes Vergers, citée dans un édito de Elle du mois de septembre, la classe !). Moralité pour moi : bien brosser ses fruits et ses légumes non bio avant de les utiliser, et essayer de privilégier le bio quand on laisse la peau (citron, aubergines, courgettes, tomates…).

    - où faire ses courses ? Comme toi, je panache, et je regarde les étiquettes… mon supermarché bio pour ceci ou cela, le marché… Ce que tu as mené n’a pas de valeur statistique, mais chacu peut le faire à son échelle et comparer. Une copine avait listé ses produits de base (coquillettes, PQ de telle marque, fromage fondu…) dans les quatre supérettes de son quartier, et constaté qu’aucune n’était moins chère sur tout… En matière de prix, la vigilance est de mise ! Ton expérience est hyper instructive de ce point de vue.

    - Végétarisme ou non ? Pas mal de médecins s’accordent à dire que le régime occidental est trop carné, trop gras… Manger moins de viande est une solution. En plus pour nourrir 9md d’êtres humains à l’horizon 2030, il n’y aura pas le choix, c’est mathématique. Aujourd’hui près de la moitié des cultures céréalières (donc en grandes parties consommables par l’homme) sont dédiées à l’alimentation animale dans le monde… Au fait, un rapport présenté à la FAO indiquait qu’il serait possible de nourrir la planète en bio ; mais ce rapport a depuis été retiré des rapports officiels…

    - je suis chanceuse, après une journée prise de tête au bureau, ça me détend de cuisiner… Je trouve que les blogs aident bien pour trouver des recettes rapides. Produits frais et conserves les moins raffinées possibles, pâtes et riz, épices et aromates, ça permet de mitonner pas mal de choses. Mais comme tu dis, c’est une question d’habitude ou d’envie.

    - bio / pas bio, malheureusement on a bien d’autres sujets de préoccupation sur notre alimentation… Après le poulet à la javel, un autre scandale se pointe : la food and drug administration (dont on sait depuis le livre sur Monsanto qu’ils sont tous vendus à l’agri-business) ne voit pas de problèmes à consommer des animaux clonés. Au niveau européen on s’arc-boute contre : on n’en voit pas la nécessité, le clonage est contraire au bien-être animal, on ne sait pas si ça ne posera pas des problèmes de santé publique à moyen long terme, chez les consommateurs mais aussi dans les élevage (d’ailleurs on peut même affirmer le contraire : dans les élevages ça provoquera encore plus d’appauvrissement génétique, pas besoin d’être grand clerc pour prédire des épizooties)… Je vais essayer de faire un post la semaine prochaine sur le sujet…

  57. Rien que ce débat si passionnant mérite un diamant que je t’offre avec plaisir sur mon blog!

  58. Moi aussi, je nourris (!) quelques doutes sur les cahiers des charges bio, surtout depuis que les distributeurs se mettent eux aussi à surfer sur cette vague ô combien lucrative. Ainsi, cette boîte de pignons estampillée Bio (pas Ecocert, certes) achetée l’autre jour dans mon supermarché et dont l’étiquette porte la mention « Origine: Chine », ou ce miel tout aussi « bio » dont la composition s’affiche sans complexes: Miels origine CE et non CE. Et là, j’ai du mal à croire que tout est réellement maîtrisé en amont, genre le fonctionnaire chinois zélé qui contrôle que le pin d’où viennent les pignons pousse dans un environnement totalement exempt de pesticides et autres crasses, ou que l’on dispose d’informations suffisamment précises sur tous les miels, communautaires et autres, qui ont pu entrer dans le pot…

  59. Je crois que les avis convergent, mais c’est à un niveau plus « politique » que ça coince…

  60. euh !!!
    Il n’y a plus de recette ???
    :(

  61. Ca fait quelques temps que j’ai découvert ton blog et c’est un vrai régal à chaque fois !! Dur dur par moment de ne pas se faire pipi dessus quand on est au bureau et qu’on lit tes récits extraordinaires et désopilants … Même jusqu’au formulaire de soumission d’un commentaire tu me fais pleurer de rire !!! Enfin bref, revenons à nos moutons (ou potimarrons pour aller avec la photo qui illustre cet article). Moi aussi je rêve d’un jour où je pourrais tout simplement cultiver mes propres produits car il n’y a rien à faire, j’arrive rarement à trouver des tomates qui ont le gout de tomate même en allant sur les marchés… et quand par miracle j’arrive à trouver un petit paysan (chose que j’arrivais difficilement à faire à rennes et que je n’arrive plus du tout à faire en région parisienne) je n’avais pas vu l’aspect « noyage de légumes sous produits chimiques en tous genres ». Il ne me reste plus qu’à manger des légumes insipides tout droit venu de rungis….
    En tous cas, vivement ton prochain article… je salive d’avance !!!

  62. Dis-donc, passionnant ce billet, mais si long que pas le temps de tout lire de suite. J’imprime donc (ouh, c’est pas écolo), merci pour toutes les pistes ouvertes, et certainement à bientôt.

  63. Salut!

    J’ai lu une partie des commentaires et je dois dire que de toutes évidences, c’est un sujet qui interpelle…
    J’essaye de faire attention depuis plus d’un an à ce que j’achète. Je pense que si on réorganise un peu l’idée d’un repas, on arrive à manger plus de légumes et on remet des quantités ‘raisonnable’ de viande dans notre assiette.
    Je n’achète que de la viande bio quand nous sommes deux ou trois à manger(sinon, c’est vrai que c’est un peu trop cher pour une grande tablée), je le fais parce que j’espère manger moins de cochonneries mais aussi parce qu’en me renseignant, l’elevage bio est plus respectueuse des conditions de vie de l’animal… donc j’en mange moins et je me fais plaisir en mangeant végétarien 2 fois par semaine… Au final, sur une semaine j’ai pas payé plus cher ma viande.
    J’essaye aussi de manger des légumes de saison locaux… ce qui coute moins cher mais je ne les prend pas forcément bio;
    Je cuisine un max, surtout le we ensuite je congèle mes petits plats que je ressors quand j’ai pas le temps de cuisiner.
    pour le poisson je prend des poissons qui ne sont pas en voie de dispartition ou issue de pêche respectueuse.
    pour les oeufs, je regarde le code qu’il y a sur la coquille, si il commence par 3, c’est des oeufs issues d’élevage de poules en batterie…les autres ont le même prix alors pourquoi j’ésiterai?

    J’ai aussi la chance d’avoir una maman à la campagne donc je profite de ses légumes et de ses fruits tous l’été…
    Je n’achète que très peu de sucrerie et biscuits, tant qu’à faire je préfère les faire moi même…

    Depuis que je fais attention, je met beaucoup plus de temps à faire mes courses, je prend du temps en me renseignant un maximum mais je trouve que le jeu en vaut la chandelle! C’est presque devenu un plaisir et un jeu pour moi… et puis toutes les saisons ont des spécificités tellement intéressantes que ce serait dommage de ne pas profiter pleinement du gout et de la qualité des fruits et légumes cuillie au bon moment!

    Continue avec tes coups de gueules… on adore ça!

  64. Ben Anaïk, déjà 26 jours et plus de post… T’es malade, ou tu as décidé de faire monter la pression chez tes fans ?

    A bientôt ? Reviens nous vite !

  65. Bon alors Anaik, c’est pas tout ca, mais on s’ennuie de toi nous!

  66. Anaïkkkkkk, reviens je suis en plein désarroi esthétique et gustatif …

  67. Bon j’ai adhéré à l’abonnement par mail début septembre, et depuis plus rien, pas même une petite recette de rien du tout, pas même une inavouable recette, ANAIK, reviens on t’ai-meuh (avé l’assent de Daniel AUTEUIL dans Manon des sources !)

  68. Bon, c’est pas tout ça, mais je commence à être en manque là… A quand une nouvelle recette ? ;-)

  69. Aurais tu été victime d’un attentat des anti-bio?

  70. Hihihi, merci pour tous ces gentils (et amusants) commentaires ! Je suis débordée, mais je vais essayer de trouver un peu de temps pour bloguer :-)

  71. on a faim, on a faim, on veut des recettes,
    liberez anaik,ou on envoye les independantistes gersois prendre en otage la sainte victoire!

  72. [...] 1 : l’excellent article d’Annaïk-le-Confit s’inquiétant des pesticides et comparant les prix du bioEtape 2 : l’excellent site Le [...]

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