Tarte aux ravioles de Romans façon Clea

(Assiette Luminarc)
Oui, j’ai arrêté les comptes-rendus de la Nouvelle Star parce que c’est trop naze. Hier soir, j’ai juste remarqué que Lio (habillée en justaucorps, sans jupe, sans short, walou) disait “Rulio” pour parler de Julio Eglesias. Sinon, ils nous ont rendu Julien Doré pendant cinq minutes et pfiouu, ça fait du bien.
Mais aujourd’hui, soyons plutôt sérieux. La sortie cette semaine du film JCVD m’amène à une petite réflexion sans importance : le “syndrome Jean-Claude Vandamme”, loin de se cantonner aux milieux hollywoodiens (sau)poudrés (de paillettes, évidemment), atteint bien souvent les plus hautes sphères privées, étatiques ou territoriales (sur ce dernier point, je vous invite vivement à découvrir le blog “Éloge de la pipeautique ou les tribulations d’une desperate fonctionnaire“, absolument brillant et hilarant).
Dernièrement, j’ai douloureusement assisté à une réunion qui a duré 3h30. Morceaux choisis du compte-rendu :
• “Nous sommes dans une économie fonctionnelle et circulaire.” (si c’est pas aware, ça).
• “Monsieur Duchnoc rappelle au groupe de travail l’objectif, tel que reflété dans le projet de compte-rendu précédent, d’aborder le capital humain dans la stratégie globale d’innovation et ses démarches envers l’AHDU, la région, l’éducation et Esbrouftec pour qu’ils participent au groupe de travail dont le rôle est d’aider à formuler le ‘dire de l’Etat’ sur le sujet avant d’aller (au plus tôt) au partenariat, étant entendu qu’il conviendra de conserver au groupe un format concentré et que c’est en démultiplication sur la base d’orientations concrètes que le partenariat sera associé de façon à viser une appropriation large de la démarche”.
VDM. Ou plutôt JCVD, donc.
NB : tant qu’on est dans les bourricots, ne manquez pas un âne très sympa à la fin de ce billet.
NBis : j’adore Jean-Claude Vandamme, sans aucune ironie.
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Tarte aux ravioles de Romans façon Clea
En début de semaine, j’ai flashé sur la quiche aux ravioles de Clea (décidément, cette dernière m’inspire beaucoup en ce moment). Je l’ai préparée dans la foulée, en version grasse bien entendu et avec quelques petites choses en plus (tomates, moutarde, persil…). Ce n’est pas du tout “estouffe”, comme disent les Provençaux, mais à mon avis plus léger qu’une quiche traditionnelle. Nous avons adoré. Je la trouve encore meilleure froide, le lendemain, pour une lunch-box originale ou un pique-nique.
- 1 pâte feuilletée (tradi ou aux petits-suisses, ou alors industrielle mais de bonne qualité – je trouve la Picard excellente)
- 3 plaques de ravioles de Romans (au rayon frais des grandes surfaces)
- 2 tomates bien mûres
- 3 œufs
- 20 cl de crème fraîche épaisse ou semi-épaisse
- 10 cl de lait
- 4 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne*
- 3 cuillères à soupe de persil ciselé
- 1 gousse d’ail hachée
- 1 poignée de dés de jambon cru
- 2 poignées de gruyère râpé
- sel, poivre
Préparez la garniture : battez ensemble les œufs, la crème, le lait, la moutarde, le persil, l’ail, le sel et le poivre jusqu’à obtention d’un mélange homogène.
Ajoutez les ravioles détachées les unes des autres et les dés de jambon. Mélangez.
Ajoutez enfin le gruyère râpé. Mélangez.
Préchauffez votre four à 250 °C.
Foncez un moule à tarte avec la pâte. Coupez les tomates en tranches et disposez-les sur le fond de tarte. Versez la garniture. Enfournez pendant 10 minutes à 250°C, puis baissez la température à 200 °C et laissez cuire pendant 45 minutes supplémentaires (posez une feuille de papier alu sur la tarte si elle dore trop).
Dégustez cette tarte avec une salade.
* J’ai utilisé la très délicate moutarde de Charroux qui m’a été offerte par “L’âne gourmet“, une épicerie en ligne bourrée d’humour ET de produits du terroir français. Bien évidemment, j’adore. J’aime vraiment l’idée que l’on puisse vendre des produits de qualité sans tomber dans d’assommantes leçons de morale culinaire (être sérieux sans se prendre au sérieux ?). Et puis pour des raisons personnelles, je suis ravie de pouvoir donner un coup de pouce, si minuscule soit-il, à une jeune entreprise, surtout quand son créateur est sympa et qu’une place importante est accordée à la création graphique.
On trouve sur “L’âne gourmet” des produits pleins d’originalité (pieds et paquets marseillais, potjevleesch à la bière d’Esquelbecq, pavé de truite sauce pyrénéenne, poires tapées au Vouvray aux épices, bières artisanales, épices et condiments insolites, etc.), mais aussi des grands classiques de la tradition culinaire française (confit de canard of course, foie gras, confitures, farines…). On peut également y dénicher un superbe tablier ;-)
Vous pouvez consulter le blog de Serge, le créateur du site (“L’âsinerie”), mais aussi apprécier la désuétude du superbe teasing façon Amélie Poulain :





C’est du lourd, ma quiche aux ravioles revisitée par toi ! Un peu comme Amandine, en fait :-D
J’adore tes ajouts et je vais très vite faire ta recette, parce que décidément, froid en lunch-box en format tartelette, c’est trop de la balle ! (un peu comme Thomas en fait, mais là je m’égare… Rendez-nous la Star Ac’ !)
J’avais déjà repéré cette recette! merci pour le site il est dans mes favoris!
Il parait que y’a Cindy Sander “sexy” dans Entrevue…. C’est à peu pret tout ce que j’ai suivi de la nouvelle star… :-)
Cette tarte aux ravioles m’avait déjà fait de l’oeil chez Cléa, faut que j’en touche deux mots à une drômoise, pro du gratin de ravioles ;-)
Comme toujours, je me régale à te lire :)
Le dernier breifing auquel j’ai assisté (1 h 30) s’est achevé d’un gigantesque «L’avenir nous dira ce qu’on va faire dans le futur!». Texto et véridique. Miam la tarte.
Je ne connais pas ces fameuses ravioles mais ta tarte donne envie
Le “dire de l’Etat” c’est fort quand meme, avec tout ca, comment s’etonner que l’economie soit circulaire?
Le monde de l’entreprise marche sur la tête - et pas qu’à mon boulot. Ca pourrait me rassurer, mais çà me déprime. Il me faudrait au moins la moitié de cette tarte pour m’en sortir. Mais ou trouver ces ravioles -à part à Romans - foooorcément?
Dommage que les ravioles de Romans ne franchissent pas à ce jour les frontières germaniques!
Une belle source d’inspiration ces réunions… Philippe Meyer a longtemps fait des chroniques radio avec des jolies phrases comme celles-là. Il devait avoir trouvé le nid lui aussi. Dans la moutarde de Charroux, il y a du St Pourçain, et à mon avis, il est mieux là que dans mon verre ;)
Bon…bon…si vous vous y mettez à 2 voire plus pour cette tarte va falloir que je teste ..enfin peut être !!! par contre le lien pour le blog trop drôle, je me suis abonnée !!
J’ai pris mal à la tête en lisant le début. J’aime bien l âne gourmet moi z’ossi. Je vais me prendre un doliprane et rêver de tartes aux ravioles.
La tarte aux ravioles, c’est trop bon c’est sûr… Et as-tu déjà essayé la pizza aux ravioles? Ca tue… C’est terrible (pour les hanches)… C’est toppissime quand même, tant pis! ;-)
Super, la vidéo avec l’âne ! Merci beaucoup pour ton blog, je l’apprécie beaucoup, même si je ne commente pratiquement jamais.
Continue ainsi ! Ca fait du bien de te lire…
Aujourd’hui je n’avais pas prévu d’aller faire des courses, mais au fil de ma lecture je crois que je vais y aller! (en plus demain c’est samedi et c’est carrément du petit-suicidage d’aller faire ses courses à Nantes).
Note pour Gredine: dans mon supermarché, je trouve les ravioles au rayon frais “sandwich, pates à tartes” coincées à côté des quenelles fraiches.
Bingo pour le lexique de réunion. MDR ! Chaque fois que j’assiste à des réunions avec des mots comme ça, j’ai envie de rejouer la pub IBM, mais bon, en tant que consultante j’ai peur de perdre mon client alors je prends des notes dans un petit carnet spécial.
Quant à l’âne gourmet, le tesaing est génial et je cours voir le site. C’est pas parce qu’on travaille avec des bourrins qu’on se comporte comme des ânes lorsqu’il s’agit de bien manger. Assez parlé, j’y cours.
Ton extrait de compte rendu me fait penser aux billets radio de Philippe Meyer, quand il parlait du “pédaguol” utilisé dans les manuels de l’Education nationale… et ce teasing très réussi davantage aux créations de Michel Gondry dans la Science des rêves qu’à Amélie Poulain !
Merci d’avoir mis le lien vers ce petit film si poétique et doucement drôle… Cela me fait penser au “Manège enchanté”, en mieux! Je cours visiter leur site ainsi que le blog dont tu parles.
Je lis régulièrement “le confit c’est pas gras”, bien que je ne commente pratiquement jamais. Continue à nous faire part d’aussi belles découvertes et de recettes aussi alléchantes!
ah, cette quiche me faisait déjà drôlement de l’oeil chez clea, ici, c’est pire… ta photo est très très belle… et en pluis, je rigole… c’est un pur plaisir de lire ton blog…
Merci pour le lien, c’est extrêmement gentil (et flatteur!!)
trop mignonne la video de l’ane :))))) en+ la recette rien a dire! parfaite!
Ah la moutarde de Charroux dans l’Allier, mais avez vous gouté aux coucougnettes de coq vendu dans la même boutique que la moutarde. Je ne rigole pas, il faut aimer moi rien que de savoir ce que c’est……