Le “gros souper” ou la singularité du Noël provençal
En Provence, le moment le plus important des réjouissances calendales reste le “gros souper” (”Lou Gros Soupa”), qui se déroule juste avant la Messe de minuit. Il en existe plusieurs variations locales mais deux règles restent immuables : le repas doit être maigre et les légumes servis à profusion ; les desserts doivent être au nombre de treize et il est indispensable de goûter chacun d’entre eux.
Le Noël traditionnel en Provence a donc l’avantage de ne pas nécessiter une semaine de digestion plaintive à l’aide de tisanes et autres pousse-café. Toutefois, grâce à la bienveillance de générations de cuisinières soucieuses de gâter leurs tribus, il est loin de constituer une mortification. La preuve avec trois recettes gourmandes qui ne manqueront pas de susciter des protestations indignées de la part de tous les Provençaux dignes de ce nom : comme la bouillabaisse, la ratatouille ou la daube, les gourmandises de Noël constituent autant de grands combats dont on débat passionnément autour d’un aïoli, d’une pompe à l’huile trempée dans du vin cuit ou d’un morceau de nougat.
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Vous trouverez les recettes du grand aïoli d’hiver, de la pompe à l’huile et du nougat noir, ainsi qu’une note sur les Treize desserts, dans le dossier que j’ai réalisé pour Goosto.
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Je vous invite également à lire “Le Gros Souper à Marseille” de Jean Ricard [PDF], édité à Marseille en 1955 et intégralement mis en ligne par le Centre International de l’Écrit en Langue d’Oc. L’auteur y détaille en une cinquantaine de pages toutes les traditions calendales marseillaises, de la bénédiction de la bûche (”cacho-fue”) au couvert laissé libre pour l’indigent affamé ou pour l’ami de passage, en passant par la superposition des trois nappes blanches et, bien sûr, par un inventaire des recettes de cuisine traditionnellement préparées sur les tables provençales.




Treize desserts, ca me laisse rêveuse…
> Flo Bretzel, dans ce que l’on appelle les Treize desserts, il y a aussi des tas de fruits frais et de fruits secs. C’est tout à fait mangeable, du coup (plus que si c’étaient treize bûches suintant de gras, en tout cas ;)
Félicitations, il est superbe, ton dossier !
Une tradition à répandre partout!! Très intéressant.
Les 13 desserts … Je suis du sud et pourtant, je ne les ai jamais pratiqué ! Il faut absolument réparer ça :p
Merci de nous instruire comme ça. Et bravo pour les recettes qui sont bien appétissantes !!
Moi pareil je suis plein sud mais j’ai jamais fait le coup des 13 desserts. Mais chez moi quand on arrive au dessert, on n’a + très faim ! PS : j’adore le nougat noir !
J’ai déjà présenté les 13 desserts mais je ne savais pas que c’était après un repas maigre. En plus l’un des 13 était la traditionnelle bûche.Je te laisse imaginer la quantité de tisane que j’ai du préparer.
J’adore ces traditions provencales, 13 desserts il faut garder un peu d’appétit!
J’ai des souvenirs émus de pompes à l’huile dégustées chez des amis du Sud …
C’est une jolie tradition et ton article est très chouette.
Ciel du nougat noir…..trop trop c’en est trop !!!
je suis aussi allée chez goosto bien sûr , les 13 desserts je connais bien, j’ai bp pratiqué, mais bravo pour ton rappel !!
Hé, Anaïk, sur ton dossier tu dis que 6 des 13 desserts sont facilement identifiables, mais 4 mendiants + 1 pompe à huile + 2 nougats, ça fait 7 ???
> C’est vrai Céline-marine, j’ai compté les deux nougats pour 1, mais en effet ça fait bizarre !
Hummm, cette photo de nougat noir … Dès que j’aurai une minute j’irai voir ton dossier goosto, la Provence c’est un peu mon ancien pays.
chez nous on “treize desserte” bcp, tous les ans, et nous serions bien désolés d’y couper !
on augmente un peu chaque année le buffet, mais nous goûtons au minimum treize bouts des classiques !
nous prenions le gibassié à Aix …au Gibassié, mais là, ils ont changé de propriétaires et de recette semble t il, …bien triste, c’était la seule qui trouvait grâce à mes yeux, cela dit, j’ai trouvé l’an dernier une recette de Christian Etienne bien dense qui me plaît assez !
rien à voir…
… mais dans mon bouquin de cours je viens de tomber sur un extrait de Bourdieu. Pas pu m’empêcher d’éclater de rire et de penser à toi. (on a la culture qu’on peut)
Enfin!!!
Je me sentais seule! Oui si seule!!!
J’habite moi aussi vers Aix en Provence! La sainte Victoire, si je tourne un peu la tête elle est là….
Bien sur je connaissais ton blog, mais honte à moi(je me cache) je ne m’y étais jamais aventuré!
j’ai bien terminé ma journée! je reviendrai!
Ma belle mére aussi, elle est pire que ça!!!!
A bientot!
Chez moi il y a toujours 13 desserts (et plus)qui rencontrent plus de succès que la bûche. J’ai lu ton excellent dossier sur les calissons. Il manque juste mon préféré : Calissoun (c’sst un petit artisan que l’on trouve en temps normal au petit marché en face de la pharmacie et en ce moment dans les châlets du cours. C’est à se damner. Il fabrique aussi des calissons à la figues ! Bon boutd’an à tous
> Ste Victoire, merci pour cette précision ! Je n’ai pas goûté ses produits, j’essaierai d’y aller avant les fêtes.