Pâtes aux conserves méditerranéennes
Été. Boulimie de livres et de rosé. Ce week-end, j’ai lu pour la première fois un roman de Douglas Kennedy, Les charmes discrets de la vie conjugale. Sur la quatrième de couverture, j’ai appris qu’il s’agissait d’une “radiographie sans concession de l’Amérique”.
J’ai un peu ricané : les romans un tant soit peu mélodramatiques qui se déroulent aux États-Unis sont presque toujours, dans les critiques ordinaires, des “portraits d’une Amérique déboussolée / rétrograde / perdue et/ou d’une société américaine violente / dépravée / fourvoyée” (cochez les cases adéquates et ajoutez, si vous le souhaitez, “obèse / mercantile / conservatrice / corrompue / inculte”).
En revanche, il est rare que les intrigues de romans contemporains se déroulant en France constituent, pour les critiques, des “portraits au vitriol de la société française”. Et pourtant !
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Pâtes aux conserves méditerranéennes (cuisine du placard)
Pâtes improvisées pour 4 personnes :
Produits frais :
- 1 oignon émincé
- des pâtes (ici, des penne)
- du basilic et du persil ciselés
- 2 gousses d’ail hachées
- du parmesan
Produits en conserves :
- 1 boîte de thon au naturel
- 5 filets d’anchois à l’huile
- 1 boîte d’artichauts marinés
- 15 tomates séchées taillées en lanières
- 1 boîte de coulis de tomates nature
Dans une sauteuse, faites revenir l’oignon dans de l’huile d’olive. Ajoutez les filets d’anchois et laissez-les fondre quelques minutes.
Ajoutez tous les autres ingrédients, salez et poivez, puis laissez mijoter pendant une heure environ.
Quand il est temps de passer à table, faites cuire les pâtes al dente et servez-les dans un bol ou une assiette creuse recouvertes de sauce, avec du parmesan fraîchement râpé.




J’apprécie beaucoup ta chronique littéraire que je trouve fort juste, notamment sur un point: il est rare que les auteurs français contemporains critiquent la société dans laquelle ils vivent! Pourquoi? Peut-être parce que les auteurs sont à l’image d’une société qui ne s’autocritique pas elle-même? Ce que je dis est simpliste certes mais je crois que c’est une question de culture. En Allemagne, les français passent vraiment pour des gens qui ne se remettent jamais en question! Je me suis rendue compte, pour avoir vécu à l’étranger, avec des gens de l’est, que c’était vrai!
Bref, je t’approuve et pas seulement sur le plan littéraire. Sur le plan culinaire aussi. Ce plat de pâtes me donne, ma foi, fort envie!
Lisanka, merci pour ton analyse qui complète bien ma remarque. Car s’il est vrai que les Français adorent se vautrer dans leur obsession anti-américaine, ils oublient que les critiques les plus féroces de la société américaine viennent… des Américains eux-mêmes ! Certains de nos auteurs français savent toutefois dresser, heureusement, des portraits acides de la société française (je parle de bouquins qui se placent hors considérations politiques conjoncturelles), mais ce n’est pas forcément ce qu’en retiennent les critiques.
Une belle recette pour un repas sur le balcon!
Après Pancol, que j’ai beaucoup aimé, je fonce sur Kennedy!
Justement je termine Brooklyn follies… je prends note pour le reste.
La cuisine du placard est toujours la meilleure quand on a très faim !
Je te conseille “Une relation dangereuse” de Douglas Kennedy, vraiment pas mal. Je viens également de terminer “Les Yeux Jaunes des Crocodiles”, j’étais très emballée puis un peu moins avec le recul mais je l’ai moi aussi litteralement dévoré! En ce moment je lis “Les prodigieuses aventures des soeurs Hunt” de E. Robinson, je me régale ^_^
Kitty, j’ai justement mis “les prodigieuses…” sur la liste de mes prochains bouquins à dévorer :)
Étrange de tomber sur ton billet ce matin. J’habite à une petite demi-heure de route des É.-U. et hier, j’y suis allée dîner. 45 minutes d’attente à la frontière (du jamais vu!) et l’impression que les frontières des É.-U. se referment subrepticement, un peuple qui se fait emprisonner sans le savoir, ou plutôt sans réagir car je les trouve changés, les Américains, éteints et passifs, comme vaincus. Rien à voir avec il y a quelques années.
Merci pour ces conseils de lectures et pour la belle recette!
Ah si seulement j’avais le temps de lire, tu me fais envie ..belle analyse très réaliste …eh oui !!
Le Pancol est vraiment très sympa et tous les Kennedy se dérorent les uns après les autres, surtout avec une bonne salade de pâte comme la tienne!!
Audrey
PS : à lire aussi Jay Mac Innerney
Ta recette de pâtes me plaît beaucoup, ta photo aussi! Quant à Douglas Kennedy, j’ai découvert il y a peu et je dois avouer qu’une fos plongée dans l’histoire j’ai eu du mal à en sortir!
tiens ! memes choix littéraires que toi ..
Mais j’ai un peu de mal sur K.Pancol .
Quant aux conserves du Sud , généralement elles se retrouvent dans un cake salé ou une pizza d’hiver chez moi .
je viens de finir ma periode kennedy, ou je viens de devorer environ 6 de ses livres ;o) mes 2 preferes : la poursuite du bonheur et l’homme qui voulait vivre sa vie !
Raphaëlle, ton commentaire est éloquent ! Mais sans le prêt-à-penser et les tics de langage des donneurs de leçons, on se marrerait beaucoup moins :)
J’ai déjà diné mais j’ai bien envie d’y retourner !
Quant à Kennedy, je l’ai lu mais je file acheter les yeux jaunes… pour lire sur la plage avec ma petite Mauresque (chacun sa religion ;-)
Anaïk,
Tu te doutes bien que moi, expatriée depuis 10 mois en Californie, je te rejoins tout à fait et j’ai même plutôt plaisir à lire ta critique si juste. Je ne me permettrais pas de dire que je connais les USA, mais je la connais un peu mieux vue d’ici, et j’ai vraiment le sentiment que les Français, les médias… n’ont pas pris ce qu’il y a de meilleur aux Etats-Unis, d’où la critique facile.
Il y a tant de choses ici qui sont intéressantes et que nous devrions prendre pour modèle. Le sourire : les californiens sourient tout le temps, ils vous disent bonjour quand vous les croisez, qu’ils courent, promènent leur chien, à la caisse des magasins…Ils vous accueillent aussi avec une gentillesse extrême, qui m’a limite mise mal à l’aise, tellement je suis peu habituée à ça. Quand nous sommes arrivés, la plupart de nos voisins sont venus nous voir avec des cookies maison. Je n’en revenais pas. Avez-vous déjà été accueilli comme ça quand vous emménagez et qu’en plus vous êtes étranger !!!. Les Américains n’hésitent pas à vous prendre dans leur bras (le fameux hug) pour vous montrer leur affection. Ils ne cessent de vous dire qu’ils sont heureux de vous voir, de vous complimenter sans cesse…Ils sont aussi extrêmement positifs, ils ne cherchent pas toujours la petite chose qui cloche, au contraire ils valorisent la moindre chose…
Bon je ne vais pas envahir ton blog, j’ai des tas d’exemples comme ça, les choses humaines surtout me touchent, alors que l’on dit que les américains sont matérialistes…Je me demande d’ailleurs, si je vais parler de tout ça dans un prochain post tu m’y pousses. Merci AnaÎk, j’adore te lire, tu n’es vraiment pas commune et merci aussi pour tes références littéraires pour cet été…A propos, moi aussi j’aime bien le vin, alors quand nous donnes-tu tes suggestions pour cet été ?
Et puis j’aime bien aussi les recettes du placard, les jours où je ne sais plus quoi faire…
Rââââ Douglas Kennedy, moi j’adore. “Les charmes discrets…” est un de mes préférés, quoique “La poursuite du bonheur” est génial aussi. Quant à tes pâtes, à tester un soir d’automne (l’été je préfère le frais).
Toi et ton rosé, tu me fais rire ;-) un ptit verre madame ;-)?
J’ai dévoré Les yeux jaunes… l’été dernier, D. Kennedi aussi, mais alors les pâtes et le rosé, ça c’est le vrai bonheur
Salut miss! quel merveilleux blog! j’arrive par celui de cléa et je viens d’y passer des heures a rire et a prendre des idées a tester… Merci pour toute cette bonne humeur concentrée et toutes ces recettes avouables et inavouables…
A bientot!
‘http://meelili.canalblog.com‘
J’adore! Ça a l’air très bon! :-)
hello , grand merci pour les résumés de tes
lectures .
je prends note de ces titres … car tu as
aiguisé ma curiosité!
Bonne nuit
Valla
Pancol lu sur la plage et aussi sous la pluie : approuvé !
Quant aux pâtes, toujours pas testées : je mets tous les ingrédients dans ma liste de courses ;-)
Kennedy j’adore, je viens de commencer Les desarrois de Ned Allen ce matin!