Salade de pommes de terre aux rollmops
Beaucoup de gens sont outrés quand je dis que je n’aime pas le travail. Pourtant, très honnêtement, je trouve que bosser cinq jours sur sept pour se payer un toit et de quoi manger (pour vivre, donc), c’est super déprimant. Du coup, j’ai longtemps rêvé d’être la marquise de Sévigné (mais sans être morte, bien sûr) : ça doit être sympa, de passer son temps dans une grande baraque avec un méga jardin, à écrire des lettres, à faire la belle et à badiner devant des mecs légers voire maquillés. Toutefois, depuis qu’une copine m’a dit que Marie de Rabutin-Chantal (chouette prénom) de Sévigné était quand même un peu réac, je me suis rabattue sur Paris Hilton (mais sans être en prison, bien sûr). J’y travaille activement.
Mais je digresse. Je disais donc que le travail, j’étais contre. Ce que je ne savais pas, c’est que le mot « travailler » avait la même racine que le mot « torturer ». C’est le philosophe François Dagognet qui le dit dans Libération, et je dois avouer, non sans stupéfaction, que j’aime de plus en plus la philo : « … ce verbe ['travailler'] vient du latin tripaliare («torturer» avec le tripalium), et lui-même reprend le tripalium, instrument de torture. Le travail dans le récit de l’Ancien Testament est tenu pour une punition : dans le paradis, Adam et Eve ne connaissaient pas cette malédiction. Mais ils furent condamnés, du fait de leur désobéissance. »
Bon, il raconte dans la suite de l’article que des fois, le travail c’est bien et en effet, moi, ce soir, j’aimerais bien faire juré de la Nouvelle Star, comme boulot. Mesdames et mesdames, une finale Julien-Tigane, ça devrait être torride.
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Salade de pommes de terre aux rollmops
Quand on fait des travaux chez soi, il faut prévoir, en plus des incontournables bouteilles d’Heineken (à laisser traîner un peu partout sur le chantier pour davantage d’authenticité), des mets savoureux (après cinq heures à peindre des plafonds, les bras en l’air et la tête en arrière, il faut se remonter le moral) et consistants (avant cinq heures à peindre des plafonds, les bras en l’air et la tête en arrière, il faut nourrir les muscles), mais pas trop lourds pour éviter d’endormir les manœuvres. Cette salade de pommes de terre aux rollmops réunit tous les critères.
Les rollmops sont des harengs marinés dans du vinaigre aux aromates, puis roulés sur un cornichon et maintenus par un cure-dent. On en trouve de délicieux en grande surface ou chez Ikéa (ce qui tombe plutôt bien quand on décide de refaire son appartement).
Pour 4 personnes, il vous faut :
- 1 boîte de rollmops
- 8 pommes de terre
- 2 tomates
- 6 cornichons
- 1 petit bouquet de persil
- 1 cébette
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- Sel, poivre
Un peu à l’avance, faire cuire les pommes de terre avec leur peau, en démarrant la cuisson dans de l’eau froide salée, pendant environ 15 minutes. Les laisser refroidir et les éplucher.
Au moment de préparer la salade, couper les rollmops en lanières, ainsi que les cornichons et les oignons de la marinade. Couper la cébette en tranches fines. Couper les pommes de terre, les tomates et les cornichons en petits morceaux. Hacher finement le persil.
Mélanger tous les ingrédients, en ajoutant deux cuillères à soupe de vinaigre des rollmops. Réserver au frais et déguster au milieu du chantier, sur une planche bancale et recouverte de poussière de gravats.
P.S. : Anne m’a gentiment prévenue qu’après dieu (à lire absolument) et François Mitterrand, un autre mort anime son blog : il s’agit évidemment de Pierre Bourdieu, mon idole.




Tout à fait d’accord sur ta vision du travail! Je me vois bien aussi écrire mon livre sur la terrasse en surveillant d’un oeil mes Bébés qui jouent dans le bac-à-sable. Je joue donc au loto d’arrache-pied.
Par contre pour la recette pour une fois je n’adhère pas. Je n’ai jamais compris comment ma mère pouvait s’enfiler des rolls mops (chuis d’origine belge alors c’est aussi présent que les moules frites là-bas. Beurk) comme moi les tablettes de chocolat.
D’accord aussi pour le travail (je pense qu’on est assez nombreux, en fait). D’ailleurs, je ne travaille pas. Je vis au crochet des assedics et de la société. Et occasionnellement, je cuisine (des roll mops par exemple, pourquoi pas?).
Le blog de Dieu c’est génial ce truc!
En fait vous n’êtes pas contre le travail (la cuisine, c’est du travail) mais contre l’EMPLOI, subi, aliénant quoi qu’on nous dise des métiers passion et des satisfactions professionnelles. Comme disait l’autre, je suis contre les 35h, c’est beaucoup trop.
Bonjour Anaik,
Quel panache! Votre vision du travail, outre les elements de culture qu’il apporte, en a inspire plus d’un visiblement. C’est aussi mon cas. J’ai une legere intuition a ce sujet que je vais tacher de developper grace a vos propos. Cela pourra prendre un peu de temps, mais je vous dirais le moment venu. Mon blog naissant et encore bien maladroit a pour principale vocation le partage d’experiences vecues et de connaissances pourquoi pas. C’est un point de depart. Je serais tres honoree que vous le vistiez.
Voila. Je m’en tiendrait la pour aujourd’hui. C’est deja pas mal pour une entree en matiere je trouve.
Je vous souhaite de reussir dans votre idee de professionalisation de votre blog pourquoi pas.
A bientot sur votre blog,
« et hop! » J’adore pour poster son commentaire, c’est frais et leger!