La meilleure paella de Madrid, chez Samm

Une véritable “légende urbaine” à Madrid : voici comment le quotidien El Mundo présente le restaurant Samm*. Le bouche-à-oreille a si bien fait circuler l’adresse que les propriétaires du lieu ne souhaitent même pas apparaître dans les guides culinaires. Si vous souhaitez y déjeuner ou y dîner, vous devrez d’ailleurs réserver votre table au moins une semaine à l’avance. Ce restaurant propose en effet, selon les rizophiles avertis, la meilleure paella de la ville. Or, appréciez notre chance inouïe (et encore, le mot est faible) : nous étions logés à quelques centaines de mètres de chez Samm, dans un coin totalement anonyme du nord de Madrid (je soupçonne les gourmands qui nous hébergeaient de s’être installés ici exprès).
En entrée, ne manquez surtout pas la “salade russe”, qui attire les ripailleurs à des kilomètres à la ronde. D’une simplicité enfantine, elle est généralement dévorée en une minute. Elle se compose de pommes de terre, d’œufs durs, de ventrèche de thon d’excellente qualité, de carottes, de petits pois et de mayonnaise. Si le ciel vous a gentiment dotés d’un solide appétit, commandez ensuite une ou deux assiettes de calmars entiers sautés à la plancha, fondants en bouche et cuits à point .
Enfin, le clou du repas : la paella. Chez Samm, elle est servie dans une grande poêle quel que soit le nombre de convives. Le riz y forme une couche très fine. La quasi-totalité du plat est ainsi composée de ce que les Valenciens appellent le “socarrat”, cette partie du riz qui a un peu accroché au fond du plat. Or, le socarrat offre au palais le mariage idéal entre le croquant du “brûlé” et l’onctuosité des grains de riz imbibés de sauce. C’est vraiment le “sot-l’y-laisse” de la paella.
Cette dernière est directement apportée à table par un serveur ou, avec un peu de chance, Mesdames et Mesdames, par le charmant Vicente. Quelques feuilles de journal font office de dessous de plat et là, le spectacle commence. Le socarrat est détaché à la cuillère, devant vous (photo). Vous aurez sans doute remarqué, sur la photo, que la paella n’est pas recouverte comme en France par une quantité monumentale de crevettes, poivrons, viandes, moules, et autres apparats. Ici (nous avions choisi une traditionnelle), toute la garniture est découpée en petits cubes directement intégrés au riz. C’est le fond de sauce, absolument somptueux, qui lui donne sa saveur incomparable. Le chef ne vous révèlera pas son secret, mais une chose est sûre : il ne lésine pas sur l’huile d’olive.
En dessert, après un tel festin, un sorbet au citron s’impose, suivi d’une marche de deux heures au Retiro, le magnifique parc de Madrid (il faut bien s’ouvrir l’appétit pour les agapes suivantes).
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année.
* Calle Carlos Caamaño, 3. Madrid. Zona Chamartín.




Mmmmmm ! Ca fait super envie ! Je veux y aller ! Je veux y aller !
Je te souhaite une bonne année malgré la jalousie féroce que j’éprouve à ton endroit, Anaik ;-)))
:-D
Meilleurs voeux à toi aussi, Hélène ! Tu sais, Madrid n’est pas si loin (10 h en voiture) !
Anaik
Je te déteste
Je te déteste
Je te déteste !!!
Bonne année à toi et à Brad !!! (t’es sûre que tu as pas eu la recette de la paella???)
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année à toi et à Brad !!!
Tous mes voeux pour cette nouvelle année ! Bisous !
Patatafrita, j’en ai encore une ou deux que je vais évoquer ici. C’est formidable de vivre en Espagne, où les villes sont tellement plus vivantes qu’ici. A Madrid, il y a des tas de petits endroits où l’on peut vraiment se régaler pour des prix vraiment raisonnables. L’un de mes proches vit là-bas depuis presque 15 ans et il connaît des restaus formidables. Je transmettrai les infos au fur et à mesure !
Bonne soirée.
Anaik
Bien évidemment ! Merci pour cette remarque, c’est corrigé.
Paëlla dont tu as très bien parlé sur europe1 :-)
Je vis à Madrid depuis 3 ans, et que je sache…la ‘vraie’ paella c’est pas ici, mais sur la cote de l’est. Mais je vais essayer ce resto quand meme, cela peut etre una belle surprise!