24 décembre 2009

Zézettes au vin de noix (recette pour adultes)

La zézette est une spécialité sétoise qui tire son nom de sa forme allongée, mais on trouve bien sûr des variantes de ce délicieux biscuit un peu partout dans le monde (il en existe des vrais, des faux, des laids, des beaux, des gros joufflus, des durs, des mous qui ont un grand cou…).

Elle se prépare traditionnellement avec du vin rosé ou du muscat de Frontignan, mais j’ai utilisé ici un vin de noix qui traînait depuis des mois dans mes placards : fidèle lectrice des magazines féminins, je sais que l’imprévu pimente avantageusement le quotidien car hélas, trois fois hélas, les habitudes et la routine tuent la zézette.

Pour une cinquantaine de zézettes (c’est une recette très rentable), préchauffez votre four à 200 °C (chaleur tournante évidemment) et mélangez dans un saladier :

  • 120 ml de vin de noix (ou tout autre vin cuit). Attention : l’alcool (re)lève bien la zézette, mais point trop n’en faut car celle-ci perdrait alors de sa superbe.
  • 80 ml d’huile d’olive
  • 80 g de sucre
  • un parfum au choix (zeste d’un citron, extrait de vanille ou fleur d’oranger, graines de fenouil… Sachez en revanche que contrairement à une idée reçue très répandue, le goût fraise ne sied pas à la zézette).

Ajoutez ensuite 300 g de farine et 1 cuillère à café de levure chimique.

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15 mai 2009

Poires Belle-Hélène express au micro-ondes

Mesdames et mesdames, nous vivons une époque formidable. Un député « écologiste » souhaite diminuer les allocations versées aux familles à partir de leur troisième enfant parce que voyez-vous, un enfant, ça pollue : selon les calculs réalisés par notre alter-représentant un soir d’overdose de graines germées de pavot, un mouflet occasionne un « coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York ». Quand je vous disais que l’avenir de la planète, c’était l’abstinence sexuelle écolo-papale, je ne savais pas encore que j’avais les compétences requises pour me présenter au parlement.

Reste bien sûr le problème de ceux qui auraient déjà un troisième enfant, un « tchernokid« , en somme. Je leur suggère généreusement d’opérer à un tri sélectif, comme en Chine, mais avec une green touch supplémentaire pour rester dans l’air du temps : qu’ils jettent le plus gros.

En effet, selon des chercheurs anglais, les personnes en surpoids seraient responsables de l’émission d’une tonne de CO2 par an de plus que les minces (coût supplémentaire côté transports, production et acheminement de la nourriture). Évidemment, il reste à définir à partir de quel poids on est considéré comme gros (espérons que la limite sera fixée par l’Association Amicale des Amateurs d’Andouillette Authentique et non pas par le collectif des rédactrices en chef de la presse féminine).

Par contre, j’avoue que je ne sais pas quelle couleur de poubelle correspond aux corps humains, je suis nulle en tri sélectif.

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14 mai 2009

Appel aux lumières de l’e-foule : quel électroménager pour ma cuisine ?

Bonjour Mesdames et Mesdames,

Brad et moi devons concevoir et équiper notre cuisine. C’est formidable, mais devant l’offre pléthorique du marché de l’électroménager, nous sommes aussi paumés que ma mémé devant le rayon farines d’un magasin bio.

Nous pensons installer une plaque à induction à 3 foyers + un domino gaz (2 foyers, donc) + un four.

Cette combinaison nous plaît pour son aspect modulable (j’ai laissé tomber l’idée du piano façon « je veux passer dans un dîner presque parfait » parce que je trouve que quand les prix sont accessibles, ça fait gadget ; donc à moins qu’Aga, Godin ou La Cornue veuillent me sponsoriser en raison de mes milliards de lecteurs et de l’élégance du confit, c’est mort). Par ailleurs, j’ai toujours cuisiné au gaz (d’où la présence du domino pour me rassurer), mais la précision de l’induction et surtout sa facilité d’entretien ont eu raison de mes doutes.

Mes questions sont donc :

  • Vous en pensez quoi, de cette combinaison ?
  • En induction, vous me conseillez quelle marque ?
  • Côté four, vous avez des préférences ? Par ailleurs, c’est vraiment chouette, la fonction vapeur ?

Nous sommes ouverts à tous vos avis et conseils avant de prendre une décision.

Merci d’avance !

EDIT
Nous avons finalement choisi :

  • une plaque à induction avec trois foyers de la marque Siemens (la facilité d’entretien et vos commentaires majoritairement enthousiastes ont eu raison de mes doutes) — nous en sommes ravis : c’est puissant, précis et facile à nettoyer ;
  • un four multifonctions Scholtès, avec environ 3000 programmes de cuisson que je n’utiliserai sans doute pas, une pierre à pizza et une lèchefrite profonde (ça fait titre de film de cul, non, lèchefrite profonde ?) : top pour les mégas-plats de lasagnes. Le tout a été commandé sur le site « Mais moins cher », très compétitif pour les articles choisis. Merci !
11 mai 2009

Courgettes rondes farcies à la feta, aux olives et à la menthe

Cette recette est issue de Corsaires et casseroles. Recettes salées pour moussaillons gourmands, le livre que Jerôme Estèbe a écrit pour les enfants (vous savez, ces petits organismes polluants) selon une idée simple : oui oui oui, les minots aussi ont des papilles. Résultat : « pas de plats idiots, de desserts gnangnans, de tartes cuculs, de purées planplans ». Providentiel. C’est drôle et plein de verve, comme d’hab’ dans le blog du Monsieur, et c’est joliment illustré par Hélène Becquelin alias Angry Mum.

Malgré mon grand âge, j’y ai appris des tas de choses utiles. Je pense par exemple à lumineuse idée de laver la vaisselle et de ranger la cuisine au fur et à mesure de la confection de mes petits plats. Brad, ce mufle, a décrété que c’était le livre de l’année et que ses auteurs devraient recevoir le Prix Nobel de la Paix des Ménages. Moi, je le trouve gonflé de me faire passer pour une marmitonne négligée : je lui ai toujours demandé de ranger pendant que je cuisinais.

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10 mai 2009

Un commentaire savoureux trouvé sur Marmiton…

« Comme je n’avais pas de beurre salé, j’ai saupoudré légèrement de poudre de piment d’Espelette. »

14 avril 2009

Riz au lait de Latifa Bennani-Smires

La cuisine marocaine de Latifa Bennani-Smires*, publié pour la première fois en 1970, a bercé toute mon enfance culinaire. L’exemplaire familial, jauni, écorné et maintes fois annoté, date de plusieurs années avant ma naissance. Base indispensable qui complétait le savoir empirique de mes ailleules paternelles, il a permis à ma mère, Bigourdane pur-jus venue rejoindre et aimer la Méditerranée, d’apprendre à maîtriser avec brio les secrets délicats de la cuisine marocaine.

Or, le riz au lait reste l’une des rémanences gourmandes les plus vivantes de mon « vert paradis des amours enfantines ». Je ne peux pas en goûter une bouchée sans laisser ma mémoire vagabonder dans l’immeuble où une bonne partie de la famille avait élu domicile, partageant un quotidien simple, joyeux et ponctué par les demandes d’oignons ou de cumin qui fusaient régulièrement d’un étage à l’autre. Gourmand impénitent qui se serait nourri exclusivement de sucre (et de fèves) si son épouse l’avait laissé faire, le papi raffolait de ce dessert simple et quasi universel. C’est l’une des premières recettes que j’ai préparées seule, sans jamais réussir à ne pas napper la table de cuisson de lait bouilli malencontreusement oublié sur le feu.

Je prends comme base la recette de Latifa Bennani-Smires que j’ai adaptée au fil du temps, en réduisant les quantités gargantuesques et en ajoutant de la vanille et des zestes de citron.

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